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Grèce : le chef du parti néonazi accusé de diriger une organisation criminelle

03/10/2013 05:50 EDT | Actualisé 03/12/2013 05:12 EST

Le chef du parti néonazi Aube dorée, Nikos Michaloliakos, a été accusé jeudi de diriger une « organisation criminelle »­. Il restera derrière les barreaux jusqu'à son procès.

À sa sortie du tribunal, il a fait le salut fasciste, devant quelques dizaines de sympathisants venus le soutenir. « Sang, honneur, Aube dorée », ont-ils scandé. Nikos Michaloliakos a été transféré en après-midi dans une prison à haute sécurité en banlieue d'Athènes.

Le gouvernement a salué la décision estimant qu'il s'agit de « la plus grande confrontation d'un gang criminel néonazi en Europe, voire de l'histoire du monde ».

M. Michaloliakos et cinq députés d'Aube dorée ont été arrêtés après le meurtre du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas par un membre de ce parti, le 18 septembre à Athènes.

La justice grecque a inculpé mercredi les députés d'appartenance à « une organisation criminelle ». Trois d'entre eux ont bénéficié d'une liberté conditionnelle en attendant leur procès. Le numéro deux du parti, Christos Pappas, et Yannis Lagos, qui serait directement impliqué dans l'assassinat du rappeur, ont été placés en détention provisoire.

Tous nient les charges retenues contre eux et se disent victimes de « conspiration politique ».

Un rapport de la Cour suprême lie Aube dorée à deux meurtres, dont celui de Pavlos Fyssas, trois tentatives d'homicide et de nombreuses agressions.

Après le meurtre du rappeur qui a bouleversé le pays, le gouvernement a déclenché une offensive contre Aube dorée, qui a mené à l'arrestation de 6 des 18 députés des partis samedi dernier.

Aube dorée, qui surfe sur la grave crise économique en Grèce, est entrée pour la première fois au Parlement lors des élections de juin 2012.

Le parti néonazi a multiplié ces dernières années dans une quasi-impunité les actes de violence contre les immigrants et les militants de gauche.

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