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Des travailleurs migrants expulsés

03/10/2013 04:30 EDT | Actualisé 02/12/2013 05:12 EST

Après le Qatar, c'est au tour de la Russie d'être dans le collimateur des organisations de défense des droits de la personne.

L'organisme Human Rights Watch reproche aux autorités russes d'avoir détenu des centaines de travailleurs migrants qui ont participé au chantier olympique de Sotchi, et en ont expulsé certains pour avoir apparemment enfreint les règles en matière d'immigration et d'emploi.

« C'est choquant pour les travailleurs migrants qui ont aidé à la construction des installations olympiques d'être détenus en troupeau et déportés », a affirmé Jane Buchanan, directrice associée du bureau Europe et Asie centrale de l'organisme.

L'organisme demande au CIO d'envoyer un message clair au comité d'organisation des Jeux de Sotchi que ces « rafles sont inadmissibles de la part d'une ville olympique et que ces détentions abusives doivent cesser immédiatement. »

« Le CIO doit faire passer le message à tous les responsables des chantiers olympiques à Sotchi qu'ils doivent respecter les droits des travailleurs migrants et leur donner les moyens de pouvoir se plaindre en cas de mauvais traitement », écrit l'organisme.

Human Rights Watch précise que la plupart des détenus ont été relâchés après quelques heures, mais que quelques-uns ont été détenus plus d'une semaine.

L'organisme précise que la construction des installations olympiques à Sotchi a été possible grâce à 70 000 travailleurs, dont « plusieurs milliers de travailleurs migrants » venus de l'extérieur de la Russie.

Ces travailleurs migrants travaillent dans des conditions d'exploitation, avec notamment la retenue des salaires, la confiscation des passeports, des quarts de travail de 12 heures avec une seule journée de repos par mois. Des conditions qui ne respectent pas les lois russes.

Humans Rights Watch avait profité de l'élection de Thomas Bach à la présidence du CIO pour lui rappeler ses devoirs.  

« Les violations graves des droits de la personne lors des Jeux 2008 de Pékin, qui auraient pu être évitées, et les abus en cours en Russie où doivent avoir lieu les Jeux de Sotchi, font ressortir la nécessité que le président du CIO mette en place des réformes relatives aux droits de la personne et ait la volonté de les faire appliquer », avait expliqué Minky Worden, directrice des Initiatives mondiales au sein de Human Rights Watch.

Le comité d'organisation des Jeux de Sotchi n'a pas encore réagi.

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