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Afrique: la Banque mondiale mise sur la croissance du tourisme

03/10/2013 10:48 EDT | Actualisé 03/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - L'industrie touristique de l'Afrique subsharienne alimentera la croissance économique du continent et fournira de l'emploi à 6,7 millions de personnes d'ici 2021, prédit un rapport de la Banque mondiale rendu public jeudi.

Le document indique que le tourisme générait, directement ou indirectement, un emploi sur 20 en Afrique subsaharienne en 2011.

Le rapport ajoute que 33 des 48 pays d'Afrique subsaharienne pourraient jouir d'une industrie touristique robuste, si les politiciens se rangeaient derrière son développement et qu'ils s'affairaient à attirer des investisseurs privés.

La Banque mondiale cite en exemple des pays comme le Kenya, la Namibie, la Tanzanie et d'autres qui ont simplifié leurs politiques touristiques, libéralisé leur transport aérien et diversifié leur offre touristique tout en protégeant leurs communautés et leur environnement. Ces facteurs ont donné naissance à un climat propice aux investissements de développement du tourisme.

Si les entreprises privées africaines réussissent de plus en plus à attirer des investisseurs régionaux et étrangers, a dit le vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique, Makhtar Diop, les gouvernements doivent aussi faire leur part en améliorant les infrastructures, notamment en ce qui concerne l'électricité, le transport et d'autres services essentiels au tourisme.

L'Afrique a attiré 33,8 millions de visiteurs en 2012, contre seulement 6,7 millions en 1990. Les recettes touristiques ont totalisé 36 milliards $ US en 2012, soit 2,8 pour cent du PIB de la région.

En 2011, le tourisme a généré 9,1 pour cent du PIB mondial, 5,9 pour cent des exportations mondiales et 4,5 pour cent des investissements mondiaux. Les revenus touristiques africains sont en pleine progression et devraient contribuer de plus en plus à l'activité mondiale.

S'il est développé et géré efficacement, conclut le document, le tourisme pourrait potentiellement accélérer la croissance économique africaine et la création d'emploi. Il pourrait aussi stimuler les réformes requises pour améliorer le transport aérien et terrestre, ainsi que d'autres infrastructures essentielles, en plus de rehausser les revenus des jeunes qui y trouvent fréquemment de l'emploi.

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