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Letta remporte le vote de confiance en Italie

02/10/2013 05:15 EDT | Actualisé 02/12/2013 05:12 EST

Le gouvernement italien d'Enrico Letta a obtenu mercredi la confiance du Sénat par 235 voix contre 70.

Ce vote unit de façon inédite, depuis la formation de ce gouvernement de coalition en avril, le centre gauche et le centre droit. Il marque l'échec de la stratégie de rupture de Silvio Berlusconi.

Berlusconi a déclenché samedi toute une crise en contraignant cinq ministres de son parti (Peuple de la liberté), à démissionner pour faire chuter le gouvernement. Mais le numéro deux du parti, Angelino Alfano, a appelé mardi tous les parlementaires PDL à accorder leur confiance au gouvernement.

Le Cavaliere a finalement fait marche arrière le 2 octobre, en décidant à la dernière minute de soutenir le gouvernement.

Des élections, pas une solution, dit Letta

En demandant le vote de confiance, Enrico Letta, avait prévenu les parlementaires que la chute de son gouvernement serait « fatale » pour son pays et que de nouvelles élections risquaient de ne pas résoudre la crise politique actuelle.

« Je vous invite à donner un exemple de cohésion », a-t-il affirmé, en dressant un bilan très positif de l'action de son gouvernement de coalition gauche-droite qui a permis à la troisième économie de la zone euro de « sortir du cauchemar » de la récession.

La crise politique actuelle est notamment causée par une réforme de la loi électorale italienne, qui donne autant de pouvoir aux sénateurs qu'aux députés.

Appel à la raison

Enrico Letta a écarté mercredi toute concession face au magnat des médias, qui est aujourd'hui âgé de 77 ans. « Dans un pays démocratique, les décisions de justice doivent être appliquées » et « les affaires judiciaires doivent être dissociées de la politique », a-t-il dit avec fermeté.

Selon tous les experts, Silvio Berlusconi aurait ordonné la démission des ministres PDL de la coalition - démissions par ailleurs refusées par le président du conseil - par crainte de perdre d'ici à la mi-octobre son siège de sénateur et donc son immunité parlementaire, après sa condamnation définitive le 1er août à une peine de prison pour fraude fiscale.

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