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La violence sectaire a fait au moins cinq morts en Birmanie

02/10/2013 09:39 EDT | Actualisé 02/12/2013 05:12 EST

THANDWE, Myanmar - Des familles musulmanes terrifiées se terraient dans la jungle de l'ouest de la Birmanie, mercredi, au lendemain d'une nouvelle vague de violence qui a coûté la vie à au moins cinq personnes dans la région.

La violence a éclaté mardi près de la ville côtière de Thandwe, où une foule bouddhiste en colère a poignardé à mort une musulmane de 94 ans et incendié au moins 70 maisons.

Des organisations humanitaires reprochent au président Thein Sein, qui visite la région pour la première fois depuis le début des affrontements il y a un an, de ne pas avoir été suffisamment sévère envers l'intolérance religieuse et de ne pas avoir su réconcilier les deux grandes religions du pays.

Thein Sein est arrivé à Thandwe mercredi, au deuxième jour de sa visite dans l'État de Rakhine, et il devait rencontrer des leaders religieux de deux communautés.

Dans un message transmis par la presse officielle mercredi, le président prévient que la violence sectaire met en péril les réformes du gouvernement, en plus de ternir l'image du pays sur la scène internationale.

La présence musclée des forces de l'ordre a été insuffisante pour empêcher la flambée de violence de mardi, plusieurs témoins affirmant que policiers et soldats n'ont rien fait pour s'opposer aux émeutiers.

Plusieurs édifices, dont des maisons et au moins une petite mosquée, ont été incendiés à Thandwe et dans la région. Plusieurs familles musulmanes se seraient enfuies dans la jungle quand leur village a été attaqué, et elles continueraient à s'y terrer. Un résidant a affirmé qu'elles manquent d'eau et de nourriture, et que des pourparlers se poursuivent pour leur permettre de rentrer chez elles.

La plus récente flambée de violence est attribuée à une altercation mineure entre un chauffeur de taxi bouddhiste et un commerçant musulman.

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