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Italie: Silvio Berlusconi essuie une défaite cuisante et appuie le gouvernement

02/10/2013 10:56 EDT | Actualisé 02/12/2013 05:12 EST

ROME - Silvio Berlusconi a essuyé une défaite cuisante mercredi, quand il a été contraint d'appuyer le gouvernement du premier ministre italien Enrico Letta lors d'un vote de confiance.

M. Berlusconi a baissé pavillon sur le parquet du Sénat, quand des défections au sein de son parti l'ont privé des appuis dont il avait besoin pour renverser le gouvernement.

L'appui de M. Berlusconi assure la survie à court terme de la coalition hybride de droite-gauche dirigée depuis cinq mois par M. Letta.

M. Berlusconi avait demandé à cinq ministres, le week-end dernier, de remettre leurs démissions pour faire chuter le gouvernement. Il est ulcéré par un vote prévu pour vendredi qui pourrait lui retirer son siège sénatorial après la peine de quatre ans de prison qui lui a été imposée pour évasion fiscale.

Mais plusieurs alliés de M. Berlusconi ont fait fi de ses demandes et plutôt choisi d'appuyer les réformes économiques et politiques entreprises par M. Letta. L'Italie entame une deuxième année de récession et le taux de chômage chez les jeunes frisait les 40 pour cent le mois dernier.

«L'Italie a besoin d'un gouvernement qui peut mettre en place les réformes structurelles et institutionnelles dont le pays a besoin pour se moderniser, a dit M. Berlusconi. Nous avons décidé, non sans quelques tensions internes, de voter en faveur du gouvernement.»

Le bras droit et dauphin politique de M. Berlusconi, Angelino Alfano, est l'adjoint de M. Letta au sein de gouvernement, et il compte parmi ceux qui ont refusé d'obéir aux ordres du magnat de la presse. La situation pourrait démontrer que le pouvoir de M. Berlusconi commence à s'effriter après une main-mise de 20 ans sur la centre-gauche italienne.

Plusieurs observateurs font toutefois remarquer que M. Berlusconi n'en est pas à sa première défaite et qu'il est toujours revenu plus fort qu'avant.

Un proche collaborateur de M. Berlusconi, Renato Schifani, a affirmé que M. Berlusconi n'a pas été affaibli et a souligné l'unité dont a fait preuve le parti.

«Je suis très heureux qu'il n'y ait pas eu de division, a-t-il dit, selon ce que rapportent des agences de presse italiennes. Le leadership de Berlusconi en ressort renforcé.»

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