POLITIQUE

Les syndicats demandent au gouvernement d'augmenter l'impôt des «riches»

02/10/2013 01:41 EDT | Actualisé 02/12/2013 05:12 EST
PC

QUÉBEC - Des syndicats du secteur public pressent le gouvernement péquiste d'augmenter l'impôt des «riches» et de reporter à plus tard l'atteinte de l'équilibre budgétaire.

À cet effet, les leaders du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) ont réclamé mercredi une rencontre expresse avec le ministre des Finances, Nicolas Marceau, pour lui demander de rechercher d'autres «sources de revenus» plutôt que d'exiger de nouvelles compressions.

Issu de quatre organisations syndicales des secteurs publics et parapublics (CSQ, SFPQ, APTS et SPGQ), le SISP dit partager les inquiétudes de la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, quant à l'effet cumulatif des compressions budgétaires successives effectuées par les gouvernements au fil des ans.

Dans son rapport annuel rendu public il y a une semaine, Mme Saint-Germain a déploré «l'impact direct» des coupes sur les services aux citoyens, citant par exemple les délais d'attente accrus à l'hôpital ou la diminution du nombre d'heures de services dispensés aux personnes âgées.

En point de presse, la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et porte-parole du SISP, Louise Chabot, a interpellé l'ensemble des parlementaires, de tous les partis, pour qu'ils s'opposent aux compressions budgétaires mettant en péril les services à la population.

Selon Mme Chabot, le Québec a atteint un «seuil critique» où il n'est plus possible d'effectuer des coupes sans affecter la qualité et l'accessibilité des services publics.

La porte-parole syndicale est d'avis que le Québec «peut se permettre d'absorber un déficit» et d'échelonner le retour à l'équilibre budgétaire sur une plus grande période.

En contrepartie, elle propose au gouvernement du Parti québécois d'imposer davantage les ménages à haut revenu.

«Il y a une capacité d'aller chercher des revenus du côté des paradis fiscaux, de l'évitement fiscal, de l'évasion fiscale», a soutenu Mme Chabot.

Plus encore, pour le «un pour cent» des contribuables dont le revenu atteint 250 000 $, «il devrait y avoir un nouveau palier (d'imposition) additionnel», a-t-elle estimé.

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