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Vers une offre réduite pour le rachat de BlackBerry

01/10/2013 07:00 EDT | Actualisé 01/12/2013 05:12 EST

Des analystes estiment que Fairfax Financial ira de l'avant avec l'achat de BlackBerry (TSX:BB), mais que le groupe pourrait payer un montant significativement moindre qu'annoncé initialement, alors que la valeur boursière du fabricant de téléphones intelligents s'érode.

Fairfax a annoncé, le 23 septembre, qu'elle était à la barre d'un groupe qui offrirait 9 $US par action pour BlackBerry, sous réserve de plusieurs conditions. Mais l'analyste Michael Walkley, de la firme CanaccordGenuity, estime que l'offre devrait probablement s'établir à 7 $ par action à la suite d'une vérification préalable des livres par Fairfax et ses partenaires au cours du prochain mois.

Selon les évaluations de CanaccordGenuity, la valeur de BlackBerry sera moindre d'environ 1 milliard de dollars par rapport à la proposition initiale de Fairfax à 4,7 milliards de dollars américains. M. Walkley a dit avoir réévalué les actifs de la société ontarienne pour tenir compte des activités centrales de matériel informatique de BlackBerry, qui sont au coeur de la perte de 965 millions de dollars affichée pour le deuxième trimestre.

« Puisque nous prévoyons que la division de l'équipement informatique peinera à renouer avec les profits malgré des réductions de coûts significatives et un réalignement dans des segments offrant de meilleures performances, nous avons du mal à accorder quelque valeur que ce soit aux activités de l'équipement », a écrit l'analyste. « Notre analyse de la somme des différentes parties évalue BlackBerry à environ 3,75 milliards de dollars », a-t-il ajouté.

Les actions de BlackBerry ont chuté à un niveau bien moindre que la valeur de l'offre depuis l'annonce de l'offre de Fairfax, il y a une semaine. À la Bourse de Toronto, lundi après-midi, le titre glissait de 14 ¢ à 8,14 $.

Des investisseurs se sont montrés sceptiques de voir se conclure l'acquisition de BlackBerry, car la fonte rapide de ses parts de marché et ses coûts d'administration élevés créent le type d'incertitude qui rend les investisseurs et les prêteurs nerveux. 

L'analyste Peter Misek, de la firme Jefferies, a laissé entendre que Fairfax pourrait devoir réduire son offre pour BlackBerry si elle est dans l'incapacité d'obtenir les prêts nécessaires pour aller de l'avant. « Cette offre pourrait être réduite à (environ) 7 $ en dernier recours », a affirmé M. Misek. « Nous croyons qu'il est improbable que d'autres groupes manifestent un intérêt », a-t-il ajouté.

La Presse Canadienne

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