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Une étude établit un lien entre le stress et la démence

01/10/2013 12:08 EDT | Actualisé 01/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Les femmes qui perdent un enfant, divorcent ou tombent gravement malades alors qu'elles sont âgées de 30, 40 ou 50 pourraient être plus à risque de souffrir de démence vers la fin de leur vie, affirment des chercheurs suédois.

Ils basent leurs conclusions sur l'étude de 800 femmes nées entre 1914 et 1930. Ces femmes ont été soumises à de nombreux tests en 1968, puis à tous les cinq ou dix ans entre 1974 et 2005.

Les femmes ont notamment été questionnées, en 1968, au sujet des événements stressants survenus dans leur vie à ce moment, comme la mort de leur mari, l'alcoolisme ou le chômage.

Elles ont aussi été interrogées, lors de chaque rencontre, concernant la fréquence de symptômes comme l'insomnie et l'irritabilité au cours des cinq années précédentes.

Les chercheurs ont découvert que les femmes qui avaient connu le plus grand nombre d'événements stressants en milieu de vie présentaient un risque accru de 21 pour cent de souffrir de la maladie d'Alzheimer des décennies plus tard, et de 15 pour cent de souffrir de toute forme de démence.

Les auteurs préviennent toutefois que de nouvelles recherches sont nécessaires pour établir la nature exacte du lien entre le stress et la démence. Ils rappellent par contre que des études antérieures ont déjà démontré que le stress peut causer des dommages structuraux et fonctionnels au cerveau.

Les conclusions de l'étude sont publiées dans le journal médical BMJ Open.

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