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Ottawa insiste sur la libération de deux Canadiens en Égypte

01/10/2013 03:48 EDT | Actualisé 30/11/2013 05:12 EST

Le Canada se fait plus insistant concernant le sort de deux de ses ressortissants détenus depuis la mi-août au Caire, en Égypte. Dans une déclaration ferme, le bureau du premier ministre Stephen Harper affirme qu'en l'absence d'accusations formelles, Tarek Loubani et John Greyson doivent être relâchés immédiatement.

Les deux hommes étaient en transit en direction de Gaza lorsqu'ils ont été arrêtés. Tarek Loubani, un médecin pratiquant à London, en Ontario, voulait donner de son temps dans un hôpital palestinien, tandis que John Greyson, cinéaste, l'accompagnait dans le but de réaliser un documentaire. La seule nuit qu'ils prévoyaient passer en Égypte, une nuit de manifestation dans les rues du Caire, s'est transformée en cauchemar.

Leur avocat en Égypte, Adam El Shalakany, confirme qu'aucune accusation ne pèse contre eux. Il demande l'aide de la population.

« Si les gens oublient John et Tarek, [ceux-ci] seront oubliés dans les prisons », estime-t-il.

Déjà, les autorités égyptiennes ont indiqué en fin de semaine dernière que leur détention serait prolongée de 45 jours - une nouvelle reçue comme une douche froide pour l'ami de John Greyson, le dramaturge Michel Marc Bouchard.

« Je vous avoue que quand j'ai vu qu'il était question qu'ils les gardent encore en prison 45 jours de plus, j'ai tenté de lire tous les articles pour que quelqu'un dise qu'ils s'étaient trompés, raconte-t-il. Je suis complètement consterné par ça. Cette nouvelle-là, c'est difficile pour tous ceux qui défendent leur cause, parce que maintenant, on doit prendre un grand second souffle et poursuivre. »

Selon une déclaration transmise par un proche, John Greyson et Tarek Loubani affirment dormir tassés comme des sardines, en compagnie des coquerelles. On leur interdit de faire des appels téléphoniques.

Pour alerter le public, les deux hommes ont entamé une grève de la faim, mais la soeur de John Greyson, Cecilia, s'attend à ce qu'ils y mettent éventuellement fin.

« John et Tarek ne veulent pas se faire du mal, ils veulent seulement attirer l'attention sur leur situation et ils ont senti que c'était la seule option qui s'offrait à eux », pense-t-elle.

D'après le reportage de Madeleine Blais-Morin

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