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Impasse budgétaire: Obama refuse de négocier avec les républicains du Congrès

01/10/2013 09:03 EDT | Actualisé 01/12/2013 05:12 EST

WASHINGTON - Le président Barack Obama a déclaré aux leaders du Congrès, venus le rencontrer mercredi à la Maison-Blanche, qu'il n'accepterait pas de négocier en vue de mettre fin à la paralysie du gouvernement ou de relever la limite d'endettement du pays.

M. Obama et les leaders du Congrès se sont rencontrés pendant plus d'une heure à la Maison-Blanche, mercredi, au deuxième jour de la paralysie partielle du gouvernement.

Le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, est sorti de la rencontre en affirmant qu'aucun progrès n'avait été fait.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a toutefois affirmé que la discussion avait été utile et que le président espérait que le bon sens prévaudrait.

M. Obama veut que la Chambre des représentants adopte une loi assurant le financement temporaire du gouvernement sans y ajouter de conditions supplémentaires, précisé M. Carney.

John Boehner a pour sa part déclaré que le président Obama et les démocrates devaient s'asseoir avec les républicains pour discuter du financement du gouvernement.

M. Boehner a souligné que les républicains avaient envoyé au Sénat quatre projets de loi pour assurer le financement du gouvernement, mais qu'ils avaient tous été rejetés. Il a suggéré au Sénat de recruter des médiateurs pour résoudre les différences entre les propositions soumises par la Chambre et le Sénat.

La Chambre des représentants a adopté plusieurs projets de loi pour financer le gouvernement, mais ils ont tous été rejetés par la Sénat, à majorité démocrate, parce qu'ils contenaient des mesures qui auraient freiné la réforme de la santé promue par le président.

La paralysie gouvernementale a commencé mardi, quand les efforts du Parti républicain pour mettre en échec la réforme du système de santé ont empêché l'adoption d'une loi sur les dépenses gouvernementales avant l'heure limite.

Alors que la capacité d'emprunt du pays s'amenuise dangereusement, républicains comme démocrates s'entendent pour dire que la paralysie pourrait durer encore deux semaines, voire plus, ce qui forcera un gouvernement divisé à jongler simultanément avec ces deux crises.

Des républicains de la Chambre des représentants ont présenté une série de projets de loi pour rouvrir certaines sections du gouvernement, dont les programmes pour les anciens combattants, les parcs nationaux et les Instituts nationaux de santé, une offre qui a été rejetée par les démocrates.

Le Comité national républicain s'est de son côté dit prêt à assumer les frais de la réouverture du monument commémoratif de la Seconde Guerre mondiale, mettant au défi les démocrates de se joindre à eux.

L'unité des rangs républicains pourrait toutefois commencer à s'effriter. L'influent représentant de l'État de New York Peter King a accusé les membres de la branche conservatrice du Parti républicain, le Tea Party, de tenter de s'approprier le parti. Il a ajouté que certains membres républicains de la Chambre, environ une centaine, commençaient à en avoir assez de cette impasse.

La Maison-Blanche a indiqué que la crise forçait le président à écourter son séjour en Asie. M. Obama a annulé ses arrêts en Malaisie et aux Philippines, pourtant prévus depuis longtemps.

Cette paralysie du gouvernement américain, la première en 17 ans, envoie en congé forcé quelque 800 000 fonctionnaires, soit le tiers de la main d'oeuvre fédérale. Des parcs nationaux comme celui de Yellowstone ou la prison d'Alcatraz sont fermés, tandis que les sites Internet gouvernementaux sont inaccessibles.

Les employés dont la présence est jugée essentielle, comme les militaires, les contrôleurs aériens et les douaniers, restent toutefois en poste.

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