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Le CPQ prévoit pour des hausses salariales semblables à celles de 2013 en 2014

01/10/2013 10:05 EDT | Actualisé 01/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) s'attend à ce que les augmentations salariales accordées par les employeurs en 2014 se situent autour de 2,8 pour cent, soit un niveau à peu près équivalent à celui de 2013.

En dévoilant ses prévisions, mardi matin, le CPQ a dit croire que l'incertitude liée à la situation économique mondiale amenait les gestionnaires à faire preuve de prudence en matière de rémunération.

Cependant, puisque les employeurs ont parfois du mal à attirer et retenir la main-d'oeuvre qualifiée dans plusieurs secteurs d'activité, ils reconnaissent la nécessité de pouvoir compter sur une main-d'oeuvre de qualité.

Sans surprise, ce sont les régions de l'Alberta et de la Saskatchewan et le secteur du pétrole et du gaz qui devraient générer les plus importantes augmentations mais les disparités avec les autres régions et secteurs ne sont pas considérables, selon des firmes citées par le Conseil.

Le CPQ en profite pour revenir à la charge sur la question des taxes sur la masse salariale, indiquant qu'au Québec, les augmentations qu'il prévoit se traduiront, pour les employeurs, par un coût additionnel de 175 $ par employé en ce qui a trait aux différents taux de cotisation annoncés pour 2014 (Fonds de santé et de sécurité du travail, Régime québécois d'assurance parentale, Régie des rentes du Québec, régime d'assurance-emploi, Fonds de santé du Québec, etc.).

Le CPQ se réjouit toutefois du fait que le taux de cotisation à la Commission de la santé et de la sécurité du travail diminuera de 3 pour cent et que ceux de l'assurance-emploi et du Régime québécois d'assurance parentale demeureront au même niveau.

La semaine dernière, le CPQ a octroyé une note de « C- » au Québec pour ce qui est du coût de la main-d'œuvre, notant que les employeurs québécois paient annuellement environ 30 pour cent de plus en taxes sur la masse salariale que leurs concurrents de l'Ontario et 45 pour cent de plus que la moyenne canadienne.

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