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La torture est courante dans les prisons libyennes, affirme l'ONU

01/10/2013 02:03 EDT | Actualisé 01/12/2013 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - La torture est courante dans les prisons libyennes depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, affirment des enquêteurs de l'ONU.

Un document publié mardi par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et la mission de l'ONU en Libye ajoute que le problème est répandu dans les prisons gérées par les miliciens qui ont remporté la guerre civile en 2011.

«Dans certains cas, les membres des brigades armées ont admis sans hésiter, et ont parfois même cherché à justifier, les mauvais traitements physiques infligés aux prisonniers», peut-on lire dans le rapport.

«La torture est illégale, en toute circonstance, sans exception», a lancé la commissaire Navi Pillay au moment de la publication du rapport.

La torture «survient le plus fréquemment immédiatement après l'arrestation et pendant les premiers jours d'interrogation pour obtenir des confessions ou d'autres informations», poursuit le document.

Quelque 8000 personnes détenues depuis le conflit seraient emprisonnées sans application régulière de la loi. Le document affirme que les prisonniers n'ont habituellement pas accès à un avocat et qu'ils n'ont que peu de contacts avec leurs proches.

Les enquêteurs onusiens ont obtenu un accès périodique aux différents centres de détention, poursuit le document. Les décès de 27 détenus semblaient attribuables à la torture, dont 11 cette année. Les circonstances d'autres décès n'ont pu être vérifiées.

Le document ajoute que les conditions s'améliorent dans les prisons gérées par des gardes formés par la police judiciaire de Libye. Plusieurs centres de détentions demeurent toutefois sous la supervision de milices affiliées à différents ministères libyens.

Les enquêteurs onusiens ont demandé au gouvernement libyen d'accélérer la récupération des prisons gérées par les miliciens pour les confier à des agents formés par le gouvernement.

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