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Syrie: des inspecteurs en armements sont arrivés à Beyrouth

30/09/2013 11:17 EDT | Actualisé 30/11/2013 05:12 EST

DAMAS, Syrie - Un premier groupe d'inspecteurs en armements est arrivé lundi à Beyrouth, au Liban, et se rendra sous peu à Damas pour superviser le démantèlement de l'arsenal chimique syrien.

Les inspecteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques doivent aider la Syrie à se plier à l'échéancier du 1er novembre, date à laquelle le pays ne devra plus être en mesure de fabriquer de telles armes. La destruction de l'arsenal devra avoir été complétée d'ici le milieu de 2014.

Des responsables libanais ont indiqué que 20 inspecteurs de l'OIAC sont arrivés à Beyrouth lundi, à bord d'un jet privé, mais qu'ils ne se sont pas adressés aux journalistes.

Des inspecteurs avaient expliqué dimanche, à La Haye, qu'ils s'affaireraient en priorité et par tous les moyens à anéantir la capacité de fabrication de la Syrie. Ils pourraient ainsi détruire l'équipement à coups de masses, faire exploser les missiles vecteurs, écraser les obus vides avec des chars ou les remplir de ciment, ou encore lancer les machines sans lubrifiant de manière à les endommager de manière irréparable.

Par ailleurs, l'administratrice du Programme des Nations unies pour le développement, Helen Clark, a prévenu lundi que la crise syrienne menace la prospérité économique de tous les pays de la région, puisqu'ils sont incapables d'accommoder les centaines de milliers de réfugiés qui fuient la Syrie.

Mme Clark a précisé que la crise a des impacts sur le commerce, l'agriculture, le tourisme, l'emploi et l'utilisation de l'eau dans des pays comme la Jordanie, le Liban, l'Irak et la Turquie. Elle a prévenu que, d'ici la fin de l'année, 25 pour cent de la population libanaise sera composée de réfugiés.

Environ 7 millions de Syriens ont été chassés de chez eux par le conflit, dont 2,1 millions qui ont carrément fui le pays.

Enfin, le bureau du procureur de Paris a ouvert une enquête concernant les propriétés immobilières de l'oncle du président syrien Bachar el-Assad, que certains soupçonnent de corruption.

Le groupe Transparency International et le groupe anticorruption français Sherpa ont logé une plainte plus tôt ce mois-ci, affirmant que Rifaat Assad à une valeur de plusieurs millions d'euros — un montant qui dépasserait largement son salaire d'officier de l'armée syrienne ou de vice-président du pays.

La plainte affirme que sa fortune, qui englobe plusieurs appartements et maisons à Paris, a été amassée en pillant les fonds publics syriens et en abusant de son pouvoir.

Une porte-parole du bureau du procureur a indiqué que l'enquête en est encore à son stade préliminaire et qu'aucun bien n'a encore été saisi.

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