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Le ministre syrien des Affaires étrangères défend à l'ONU sa vision de la guerre

30/09/2013 05:15 EDT | Actualisé 30/11/2013 05:12 EST

NATIONS UNIES, États-Unis - Le ministre syrien des Affaires étrangères a affirmé lundi à l'ONU que son gouvernement mène une guerre contre des militants liés à Al-Qaïda qui dévorent des coeurs humains et démembrent des gens alors qu'ils sont toujours vivants, avant d'envoyer bras et jambes à leurs proches.

S'adressant aux leaders de la planète à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, Walid al-Moallem a également lancé que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France avaient empêché la publication du nom des véritables responsables des attaques aux armes chimiques en Syrie, qu'il a attribuées à l'opposition.

Il a ajouté que des «terroristes» combattant le régime dans le cadre de la guerre civile sont approvisionnés en armes chimiques, mais il n'a pas nommé ces présumés fournisseurs.

La semaine dernière, le président américain Barack Obama avait déclaré à la même tribune que le régime du président Bachar el-Assad était responsable d'une attaque au gaz survenue en août, et qui aurait fait des centaines de morts dans une banlieue de Damas, en plus de susciter des menaces de riposte militaire de la part de Washington.

La Syrie s'est par la suite engagée à détruire ses arsenaux, et le Conseil de sécurité a voté à l'unanimité, vendredi, pour l'obliger à agir en ce sens en suivant un plan conçu par l'agence d'interdiction des armes chimiques.

Selon le ministre al-Moallem, il est clair que des mouvements issus d'Al-Qaïda luttent dans le cadre de la guerre civile, et qu'il a été prouvé qu'ils mangeaient des coeurs humains.

Une vidéo publiée en ligne en mai aurait montré un membre de l'opposition armée syrienne alors qu'il mangeait le coeur d'un soldat syrien gisant à ses côtés. La vidéo a suscité la condamnation de groupes de droits de la personne, ainsi que celle de la Coalition nationale syrienne, l'un des principaux groupes d'opposants à El-Assad.

Alors que les rebelles gagnent du terrain et que de nombreux miliciens, djihadistes et criminels s'embarquent dans la lutte contre El-Assad, les rapports de graves violations des droits de la personne commises par des éléments de l'opposition armée se multiplient.

Les exécutions sommaires effectuées par les rebelles — bien qu'à une échelle moindre que les présumées atrocités du régime — ont placé l'Occident dans une position difficile alors que divers pays tentent d'armer, de former et d'aider de façon générale les rebelles.

Le ministre syrien a également profité de sa tribune onusienne pour tancer Israël, en raison du refus de l'État hébreux d'admettre ou de nier officiellement qu'il possède des armes nucléaires, et de signer le traité interdisant les armes chimiques.

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