NOUVELLES

Les ministres alliés de Berlusconi refusent de démissionner à sa demande

29/09/2013 09:45 EDT | Actualisé 29/11/2013 05:12 EST

ROME - L'ancien premier ministre italien Silvio Berlusconi a semblé faire marche arrière sur sa stratégie visant à faire tomber le fragile gouvernement de coalition et à déclencher des élections hâtives, après que certains de ses principaux supporters eurent été choqués qu'il leur demande de quitter le cabinet.

M. Berlusconi leur avait demandé de démissionner pour démontrer leur solidarité après un vote du Sénat visant à lui retirer son siège à la suite d'un verdict de culpabilité de fraude fiscale et d'une peine d'emprisonnement.

Mais au moins trois de ses cinq ministres dans le gouvernement d'Enrico Letta, dans lequel le Parti du peuple de la liberté de M. Berlusconi est l'un des principaux partenaires, ont affirmé qu'ils ne se plieraient qu'avec réticence à cette demande, parce que leur chef les avait choisis pour occuper des fonctions ministérielles.

Les trois ministres, défiant pour une rare fois l'autorité bien établie de M. Berlusconi dans son mouvement populiste de centre-droite, ont indiqué qu'ils seraient enclins à aider M. Letta à survivre à un vote de confiance visant à déterminer si son gouvernement, formé il y a cinq mois, pouvait survivre.

La ministre de la Santé, Beatrice Lorenzin, a dit comprendre «l'état d'esprit» de M. Berlusconi, mais elle ne pouvait se justifier ni partager sa stratégie de leur demander de démissionner.

Un autre proche collaborateur de l'ancien premier ministre, le ministre des Réformes Gaetano Quagliariello, a déclaré qu'il allait écouter sa conscience pendant le vote de confiance.

Parlant au téléphone avec des membres de son parti rassemblés à Naples, M. Berlusconi a demandé que des élections aient lieu le plus tôt possible et a prétendu qu'il allait gagner.

Quelques heures plus tard, toutefois, il s'est adouci.

Dans des commentaires publiés en ligne, il a affirmé qu'il continuerait d'appuyer le gouvernement de coalition, mais seulement pour faire adopter des mesures spécifiques inscrites à l'agenda de son parti, notamment celle d'éviter une hausse imminente des taxes de vente et l'élimination d'une taxe imposée aux propriétaires de maison prévue pour décembre.

«Nous savons distinguer les vrais intérêts des citoyens», a affirmé M. Berlusconi, référant à lui-même et aux autres élus.

PLUS:pc