NOUVELLES

Les Dolphins ont failli obtenir Graham, mais ils devront maintenant s'en méfier

29/09/2013 03:30 EDT | Actualisé 29/11/2013 05:12 EST

LA NOUVELLE-ORLÉANS - Jimmy Graham a insisté pour dire qu'il n'est pas agacé par sa situation contractuelle, même si ses attrapés spectaculaires et ses statistiques époustouflantes lui permettent de rêver au titre de meilleur ailier rapproché de l'histoire de la NFL.

Mais, encore une fois, si Graham est fâché, ce n'est peut-être pas une mauvaise chose pour les Saints de La Nouvelle-Orléans (3-0).

Graham, qui tentera de réaliser un troisième match consécutif de 100 verges de gains ou plus par la voie aérienne lors de la visite des Dolphins de Miami (3-0) lundi soir à La Nouvelle-Orléans, a rappelé qu'il carburait à la colère sur le terrain. Ça expliquerait son impressionnante prestation en attaque pour les Saints après les nombreuses tentatives, vaines, des Buccaneers de Tampa Bay de l'intimider il y a quelques semaines.

«Si quelqu'un me plaque solidement, vous pouvez probablement compter sur moi pour le narguer, lui dire des choses comme 'Je serai là toute la journée', a commenté Graham, qui mesure six pieds, sept pouces et pèse 265 livres. Je considère cela comme un défi et j'aime me retrouver dans cette situation... Ça me met en colère, ce qui est bon.»

Tandis que les Saints engrangeaient des victoires contre les Buccaneers et les Cardinals de l'Arizona lors des deuxième et troisième semaines d'activités de la NFL, Graham effectuait 19 attrapés pour 313 verges de gains et trois touchés. La majeure partie de cette production est survenue après que Graham se soit retrouvé sur le dos, après avoir été victime d'un plaqué illégal à la tête du joueur des Buccaneers Ahmad Black.

Ce qui avait initialement l'air d'un K.-O. s'est finalement révélé l'étincelle qui a mis le feu aux poudres. La tâche de freiner Graham est désormais le problème d'une autre concession floridienne.

«Sa production depuis deux semaines est carrément incroyable, a reconnu l'entraîneur-chef des Dolphins Joe Philbin. Il possède de toute évidence un bon gabarit. Ça lui semble si naturel de courir de long en large sur le terrain pour attraper le ballon. Il peut capter le ballon en dépit du trafic. Il peut capter le ballon en se faisant plaquer. Il possède toute une force de concentration et possède de bonnes mains. Son gabarit est un problème, et c'est une source de préoccupation lorsque tu l'affrontes.»

De nombreux amateurs de sport de Miami sont au fait du caractère et de la robustesse de Graham. Il a été abandonné alors qu'il était enfant avant d'être adopté par une femme qui dirigeait le groupe de Graham dans une église de la Caroline du Nord. La stabilité offerte par sa mère adoptive lui a permis d'obtenir une bourse d'étude en basketball à Miami. Il était un attaquant de puissance au physique imposant, et sourit encore aujourd'hui à chaque fois qu'il peut dire qu'il a été un joueur qui a écopé plus de fautes que marqué des points.

Il a brillé comme étudiant et athlète à Miami, et les partisans des Hurricanes, dont la présidente de l'université et ex-membre du cabinet Clinton Donna Shalala, le considéraient comme une source d'inspiration. Les entraîneurs de football ont vu sa capacité à courir sur le plancher et à récupérer les rebonds, et ont estimé qu'il pourrait devenir un excellent ailier rapproché. Il a tenté sa chance en 2009, à sa dernière année d'admissibilité à la NCAA, et les recruteurs des Saints n'étaient pas les seuls à l'avoir remarqué.

Il aurait pu devenir un Dolphin si l'entraîneur-chef des Saints Sean Payton n'avait pas sélectionné Graham au troisième tour de l'encan de la NFL en 2010. Le mentor et ex-patron de Payton, Bill Parcells, était un directeur exécutif des Dolphins à l'époque et avait l'oeil sur Graham.

«Je me rappelle que 30 secondes après sa sélection, j'ai reçu un appel de Parcells, s'est souvenu Payton, qui a précisé qu'il était certain que Graham intéressait vraiment Parcells. Ça te fait te sentir bien, bien plus que s'il avait dit 'Pourquoi l'as-tu repêché?' Je dois donner le crédit à Jimmy, il s'est amené au camp et son adaptation a été très rapide pour un joueur qui ne pouvait compter sur l'expérience que d'autres obtiennent à l'université.»

Depuis 2011 (incluant les éliminatoires), Graham mène chez les ailiers rapprochés de la NFL avec 219 attrapés pour 2808 verges de gains. Il occupe également le premier rang chez les ailiers rapprochés de l'Association nationale avec 27 touchés. Ses statistiques auraient pu être encore meilleures s'il ne s'était pas blessé à un poignet, entraînant une saison en-deçà des attentes selon les standards de Graham en 2012: 85 attrapés, 982 verges et neuf majeurs.

PLUS:pc