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Stevenson-Cloud: «Superman» toujours champion (VIDÉO)

28/09/2013 11:15 EDT | Actualisé 28/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Adonis «Superman» Stevenson a conservé ses couronnes de champion du monde The Ring et WBC des mi-lourds grâce à un gain par K.-O. technique à la toute fin du septième round sur l'Américain Tavoris Cloud, samedi au Centre Bell, sur les ondes du réseau HBO.

Dès l'entame, le Québécois d'origine haïtienne a placé sa main gauche avec autorité. Au quatrième assaut, le puissant frappeur du Groupe Yvon Michel (GYM) a coupé l'aspirant de la Floride à au-dessus de l'œil gauche. Il s'est également permis de narguer son adversaire, question d'amuser la foule, avant d'envoyer quelques rafale de coups. Au cinquième engagement, c'était au tour du gladiateur dont la carrière est guidée par Don King de jouer au fanfaron.

À la septième reprise, le belligérant fleurdelisé évoluant sous la férule du Kronk Gym de Detroit a durement sonné le visiteur, qui est chuté dans les câbles. Dorénavant coupé aux deux yeux, Cloud, ex-titulaire mondial de l'IBF, a vu son coin sagement lancer la serviette, à la fin du septième round...au grand plaisir de la foule.

Le défunt entraîneur Emanuel Steward avait prédit des victoires d'Adonis Stevenson sur Chad Dawson et Tavoris Cloud. Il faut maintenant constater que Steward, un membre du Temple de la Renommée de la boxe, était un visionnaire.

Pascal donne un spectacle...et obtient son objectif

En demi-finale de la soirée, Jean Pascal (28-2-1, 17 K.-O.) a pris le pari de divertir la foule. D'abord avec une entrée où il était accompagné d'un batteur et par la suite, par son spectacle face à l'Américain George «Honey Boy» Blades (23-5, 16 K.-O.). Lors de la pesée officielle, l'ancien champion du monde The Ring, WBC et IBO des mi-lourds avait souligné son objectif de terminer son choc en six rounds ou moins. Or, c'est exactement ce qu'il a fait, l'emportant par T.-K.-O. à 2:54 de la cinquième reprise.

Le Lavallois âgé de 30 ans, les mains basses, semblait jouer avec son opposant. Au cinquième engagement, il a décidé d'ouvrir la machine, question de terminer le boulot: il a rivé le boxeur d'Indianapolis sur son postérieur à trois reprises, gracieuseté de mains droites incisives.

Lucian Bute était debout lors de l'entrée de Pascal. Tout est maintenant en place pour une rencontre au sommet entre les deux hommes, le 18 janvier prochain au Centre Bell.

«Après le quatrième round, je n'étais plus sûr que Blades allait tomber! Il était expérimenté et solide. J'ai tenté de lui tendre des pièges et finalement, c'est ma vitesse et non ma force qui m'a permis de réussir mon K.-O.», a expliqué Pascal à sa sortie du ring.

«C'était bien de chasser la rouille et en plus, de sortir de là sans blessure, a-t-il poursuivi. Je vais maintenant me reposer une semaine au Brésil et ensuite, me concentrer sur Lucian Bute. J'espère qu'il sera en bonne forme et qu'il connaîtra un bon camp, sans blessure. Ce sera non seulement un combat, mais un événement épique.»

Bon apprentissage pour Alvarez

À son plus grand test en carrière, le mi-lourd Eleider «Storm» Alvarez (13-0, 8 K.-O.) a pris la mesure de son compatriote colombien Edison «Pantera» Miranda (35-9, 30 K.-O.) par décision unanime en 10 rounds.

Au terme du choc où le protégé de GYM a pris une tonne d'expérience, les officiels ont remis des pointages de 95-94, 99-90 et 97-92, tous pour Alvarez.

L'Olympien des Jeux de Pékin a démarré lentement, établissant son jab coûte que coûte. Au huitième assaut, il a expédié Miranda au tapis avec un vif crochet du droit, question de mettre un point d'exclamation sur son triomphe. Coriace, Miranda a néanmoins répliqué jusqu'à la toute fin.

Bizier repart du bon pied

Dans ce qui a été une sortie préparatoire en vue d'un important combat plus tard cette année à Québec, le poids mi-moyen Kevin Bizier (21-0, 14 K.-O.) s'est amusé avec l'excentrique italien Giuseppe Lauri (53-15, 31 K.-O.).

Après six rounds où il a dominé outrageusement à tous les niveaux, sauf pour les pitreries, le pugiliste de Saint-Émile a vu les juges remettre des cartes de 60-53, 60-53 et 60-53, toutes en sa faveur.

Il s'agissait d'une première présence dans l'arène pour Bizier depuis une entorse à la cheville subie en juin.

Décarie a eu chaud

Le Lavallois Antonin Décarie (28-2, 8 K.-O.) a dû se battre bec et ongles pour prendre la mesure du Français Salim Larbi (17-4-2, 5 K.-O.) par décision unanime en six reprises (59-55, 58-56 et 58-56) .

Devant originalement affronter le Belge Cédric Spera dans un combat de remise en forme, il a plutôt eu droit à un remplaçant de plus haut niveau à titre de rival. Après un début assez difficile, l'homme dirigé par l'entraîneur Marc Ramsay a débuté un travail de sape au corps, question de ralentir les ardeurs de Larbi.

Coupé à l'arcade sourcilière gauche lors de la cinquième reprise, le combattant de GYM avait des airs de Rocky Balboa dans le sixième engagement, où il a placé juste assez de coups sur la cible pour se mériter la faveur des juges.

Il s'agissait d'un retour sur le sentier de la victoire pour Décarie après son revers par décision face à l'Argentin Luis Carlos Abregu, le 27 avril dernier, à Buenos Aires. La prochaine étape pour Décarie sera de participer à la Coupe du monde du WBC chez les poids mi-moyens (147 lb), en 2014.

Beterbiev lance un message

En lever de rideau, le mi-lourd d'origine tchétchène Artur Beterbiev (2-0, 2 K.-O.) a servi une sévère correction au vétéran américain Rayco Saunders (23-21-2, 10 K.-O.), remportant le duel inégal par T.-K.-O. à la toute fin du troisième engagement.

Au second assaut, le protégé de Marc Ramsay a d'abord enregistré une chute au tapis grâce à une combinaison de trois frappes lourdes. Le champion du monde de boxe olympique 2009 et double olympien a poursuivi la destruction au troisième round, expédiant son rival au plancher à deux reprises. La deuxième chute, après un puissant direct de la main droite, était particulièrement violente. Le boxeur de Pittsburgh s'est tout de même relevé au compte de neuf, avant d'abdiquer.

Avec ce gain dominant, la recrue de GYM a lancé un sérieux message: il est devenu seulement le deuxième boxeur à se débarrasser du coriace Saunders en 46 affrontements. Ce dernier avait d'ailleurs fait la limite avec Eleider Alvarez lors de sa dernière présence au Centre Bell, le 20 avril 2012.

Un samedi de boxe

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