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Dossier Boisclair: le PLQ blâme Pauline Marois de ne pas avoir pris l'initiative

28/09/2013 10:43 EDT | Actualisé 28/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Le Parti libéral du Québec estime que la première ministre Pauline Marois aurait dû intervenir auprès d’André Boisclair, qui a lui-même demandé à être relevé temporairement de ses fonctions de délégué général du Québec à New York.

M. Boisclair, qui sera à Montréal lundi pour rencontrer les médias, voudrait ainsi se donner la liberté de répondre aux attaques du député caquiste Jacques Duchesneau, sur un possible lien entre sa consommation de cocaïne en 2003 et une promesse de subvention gouvernementale à un ami.

Selon le député libéral de Marguerite-Bourgeoys, Robert Poëti, Mme Marois aurait dû prendre l’initiative dans ce dossier. Sur les ondes du 98,5 FM, à Montréal, il a soutenu que c’est la pression médiatique qui a contraint André Boisclair à prendre sa décision. Pourtant, a ajouté M. Poëti, c’est la première ministre elle-même qui aurait dû lui demander de rentrer au Québec pour lui fournir des explications sur les allégations soulevées par la Coalition Avenir Québec.

Robert Poëti rappelle que c’est le gouvernement Marois qui est responsable de la nomination d'André Boisclair au poste de délégué dans la métropole américaine.

Le choix de M. Boisclair de se retirer momentanément a également suscité une réaction dans le camp de Québec solidaire. Le député de Mercier, Amir Khadir, a affirmé que l'ancien chef péquiste a pris une «sage décision».

Selon lui, il est de notoriété publique que les péquistes et libéraux «étaient très liés au secteur de la construction (et) qu'il y avait du financement illégal». Il estime que les électeurs devront réfléchir sérieusement avant le prochain scrutin et se demander si on peut modifier la situation «en changeant un parti pour un autre parmi les partis qui sont corrompus, c'est-à-dire les libéraux et le Parti québécois».

L’attachée de presse de la première ministre, Marie Barrette, a indiqué vendredi que M. Boisclair avait acheminé sa demande d’être relevé de ses fonctions au secrétariat général aux Emplois supérieurs.

André Boisclair a mis en demeure Jacques Duchesneau de se rétracter, à défaut de quoi il entamerait des procédures judiciaires contre lui. M. Duchesneau a refusé de retirer ses allégations.

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