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Stevenson et Cloud respectent la limite de poids... en l'absence de Don King

27/09/2013 02:13 EDT | Actualisé 27/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Adonis Stevenson et Tavoris Cloud ont tous deux respecté la limite de poids de 175 livres en vue du combat de championnat du monde qu'ils se livreront au Centre Bell, samedi, avant d'y aller du traditionnel face-à-face. Mais le spectacle attendu n'a pas eu lieu, vendredi, à l'occasion de la pesée officielle.

Car on y attendait Don King, promoteur de Cloud. Celui-ci a encore brillé par son absence, comme ç'a été le cas lors de la conférence de presse de mercredi, alors que son arrivée a été retardée jusqu'à vendredi soir. Selon le promoteur québécois Yvon Michel, le volubile Américain de 82 ans rencontrait des dirigeants de l'ONU au sud de la frontière, cette semaine.

S'il avait été là, sans doute que Don King aurait brandi de petits drapeaux américain, canadien et québécois et clamé son amour pour Montréal. L'homme de 82 ans aurait sorti tout le français dont il est capable, en lançant notamment «c'est magnifique!» à profusion, pendant que Stevenson (21-1-0, 18 K.-O.) affichait un poids de 173,8 livres et que Cloud (24-1-0, 19 K.-O.) faisait arrêter la balance à 174,6 livres.

C'est ce que le promoteur à l'éternel sourire et à la tignasse hirsute archi-connue avait fait, un certain week-end de juillet 2007 à Bridgeport, au Connecticut, dans les minutes qui avaient suivi la victoire de Joachim Alcine aux dépens de Travis Simms. Même si son client, Simms, venait de céder son titre de champion du monde au boxeur québécois du Groupe Yvon Michel, King avait fait un long monologue qui valait le détour.

Ce combat-là s'avérait d'ailleurs la première collaboration d'affaires entre l'entreprise de King et GYM.

«C'est un gars extrêmement intelligent et charismatique, et il utilise ça à son avantage quand il négocie avec toi, indique Yvon Michel. Il a gardé les vieilles manières en ce sens qu'il veut que les discussions se fassent les yeux dans les yeux. Lui, il n'aime pas ça les négociations par courriel ou par téléphone, donc c'est un petit plus long, un petit peu plus ardu à cause de ça.

«Mais à partir du moment qu'il veut quelque chose autant que toi, ça se règle assez facilement.

«Avec Joachim Alcine (en 2007), je me souviens qu'il nous avait étiré ça pendant un bout. Mais à toutes les fois où on a conclu une entente avec lui, il a toujours tenu parole, il a toujours suivi les clauses à la ligne près. C'est un avantage de l'avoir impliqué dans une promotion.»

Michel reconnaît que Don King ne joue pas toujours son personnage de Don King en privé, mais il déclare qu'il demeure en tout temps un homme de fort agréable compagnie.

«C'est quelqu'un avec qui tu vas aller souper et passer une magnifique soirée, a souligné le promoteur québécois. D'ailleurs, la première fois que j'ai rencontré Don King, c'était bien avant (le combat Alcine-Simms). Ça remonte à l'époque où il avait John Ruiz comme boxeur, qui était champion du monde chez les poids lourds. J'étais allé à un congrès et à ce moment-là, Stéphane Ouellet était un des premiers aspirants de la WBC et le champion de la catégorie était un de ses clients.

«On nous avait amené souper et j'étais assis à côté de lui alors qu'il ne me connaissait presque pas. C'est le premier contact que j'ai eu avec lui et ç'a toujours été agréable par la suite. Il a toujours été très respectueux et même, je dirais, admiratif de ce qu'on fait ici au Québec.»

Sous les yeux de Don King — peut-être! — samedi, Stevenson défendra pour la première fois la ceinture de champion WBC des mi-lourds qu'il a décrochée en juin dernier en mettant Chad Dawson hors de combat à 1:16 du premier round.

Cloud, lui, est devenu champion IBF des mi-lourds en 2009 et a perdu son titre au mois de mars dernier aux mains de Bernard Hopkins.

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