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Obama appelle le Congrès à éviter la fermeture de services fédéraux

27/09/2013 04:44 EDT | Actualisé 11/02/2014 11:00 EST
AFP

WASHINGTON - Barack Obama a appelé vendredi le Congrès américain à adopter un budget et ainsi éviter la fermeture de services fédéraux à partir de mardi, répétant qu'il ne cèderait pas sur sa réforme de la santé, contre laquelle bataillent les républicains.

"Ne fermez pas l'Etat, ne fermez pas l'économie, votez le budget à temps, payez nos factures à temps", a déclaré M. Obama devant la presse à la Maison Blanche.

"Les républicains de la Chambre sont si pressés de faire plaisir au Tea Party qu'ils ont menacé de fermer l'Etat fédéral, ou pire, si je n'abroge pas la loi sur la santé ou lui coupe les fonds. Je l'ai dit hier, et je le répète: cela n'aura pas lieu", a-t-il dit.

"Cela reviendrait à lancer une clé à molette dans le moteur de l'économie à un moment où ce moteur commence à redémarrer", a-t-il ajouté.

M. Obama a aussi prévenu qu'il ne négocierait pas avec ses adversaires sur le plafond de la dette, dont le montant doit être impérativement relevé d'ici le 17 octobre pour éviter un éventuel défaut de paiement, qui serait le premier de l'histoire des Etats-Unis.

Cette échéance fait courir selon lui un risque bien plus dangereux que la fermeture des agences fédérales, avec des conséquences économiques pour "le monde entier".

"Je ne négocierai pas sur la responsabilité qui est celle du Congrès de payer les factures qui ont déjà été accumulées. Voter pour autoriser le Trésor à payer les factures de l'Amérique, ce n'est pas me faire une concession ou une faveur. Il s'agit de la responsabilité solennelle des élus", a estimé le président.

"Personne ne peut menacer la bonne foi et le crédit des Etats-Unis uniquement dans le but d'extraire des concessions politiques", a-t-il lancé.

La Chambre, contrôlée par les républicains, souhaite que toute loi budgétaire ou sur le plafond de la dette inclut la suppression des crédits nécessaires à la pleine application de la loi sur la santé, qui doit permettre à des millions d'Américains non assurés de bénéficier d'une couverture maladie subventionnée.

Si la Chambre et le Sénat, à majorité démocrate, ne s'accordent pas d'ici lundi soir, des centaines de milliers de fonctionnaires ne pourront pas aller travailler mardi.

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