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Le boeuf des Canadiens... un an après XL Foods

27/09/2013 09:22 EDT | Actualisé 27/11/2013 05:12 EST

La crise de la viande contaminée à la bactérie E. coli à l'abattoir XL Foods de Brooks, au sud de Calgary, n'a pas affecté durablement la consommation des Canadiens, affirme un professeur de l'Université de Guelph.

Sylvain Charlebois, spécialiste en distribution et politiques agroalimentaires, croit que malgré 18 cas confirmés de contamination à l'E. coli et le rappel de milliers de produits de XL Foods, il y a un an, les Canadiens achètent autant de viande de bœuf.

« Le rappel de XL Foods n'a pas vraiment influencé le niveau de confiance des consommateurs canadiens », dit M. Charlebois.

L'universitaire a effectué un sondage auprès de 130 consommateurs de l'Ontario. Il a observé qu'ils sont revenus à leur consommation antérieure, sept mois après la crise.

« Peut-être que les consommateurs sont de plus en plus informés. Peut-être qu'ils sont de moins en moins affectés. Par ailleurs, XL Foods n'est pas une marque qui se retrouve sur les étiquettes en magasin », souligne Sylvain Charlebois.

Des stratégies de vente

Les commerces, même les grandes surfaces, ont varié leurs produits en ajoutant du bœuf biologique et du bœuf élevé naturellement, sans hormones, constate David Wilkes, vice-président du Conseil canadien du commerce au détail.

« Certainement, nous observons un grand intérêt pour une gamme variée de produits, depuis la viande organique jusqu'aux produits d'origines déterminées », dit-il.

Bob Choquette, du magasin calgarien spécialisé dans le boeuf Second to None Meats, affirme même que la situation s'est améliorée pour son commerce.

« Notre chiffre d'affaires a augmenté de 20 %. C'est énorme après un temps où les clients étaient inquiets et posaient beaucoup de questions sur l'origine de la viande », dit le boucher.

Devant les multiples choix qui s'offrent aux clients, le magasin Second to None Meats a choisi d'améliorer la qualité de son produit, ajoute M. Choquette.

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