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La rotation des cadres municipaux pour contrer la corruption, efficace ou non?

27/09/2013 03:09 EDT | Actualisé 26/11/2013 05:12 EST

Denis Coderre pense pouvoir protéger la haute fonction publique municipale de la corruption. Pour y arriver, le candidat à la mairie de Montréal veut instaurer un système de rotation des cadres supérieurs de la Ville. Mais est-ce envisageable dans une administration comme celle de Montréal?

Un texte de Vincent Maisonneuve

« Entendez-bien le mot du jour : rotation. Aux deux ans, ils ne prendront pas racine. On va les changer », affirmait Denis Coderre, le jour du lancement de sa campagne.

En effet, rien dans la loi n'empêche d'instaurer une rotation des cadres de la Ville. Cela se fait régulièrement avec les sous-ministres qui travaillent pour le gouvernement fédéral.

Mais limiter à deux ans le mandat d'un cadre constituerait une première dans le monde municipal au Québec.

Règle générale, les contrats sont d'une durée de cinq ans. Selon les experts en administration publique consultés par Radio-Canada, il s'agit d'une période assez longue pour garantir une certaine indépendance des cadres face aux politiciens.

Difficile de savoir si les cadres de la Ville seraient moins vulnérables à la corruption en étant limités à un mandat de deux ans.

Mais tous les experts sondés par Radio-Canada estiment qu'une telle rotation risque d'entraîner un problème de recrutement. Pour assumer un poste de direction dans l'appareil municipal, il faut bien des connaissances opérationnelles très pointues.

Et tous les spécialistes interrogés affirment qu'il sera difficile de recruter des gens compétents, si on ne leur propose qu'un mandat de deux ans.

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