POLITIQUE

La présidente du CSF Julie Miville-Dechêne critiquée par les quatre nouvelles venues

27/09/2013 12:04 EDT | Actualisé 27/11/2013 05:12 EST
SRC

Les nouvelles membres du conseil d'administration du Conseil du statut de la femme (CSF) critiquent la sortie médiatique de la présidente de l'organisme, Julie Miville-Dechêne. Les quatre nouvelles venues se sont toutefois dites ouvertes à travailler avec leurs collègues quelques minutes avant leur première rencontre, vendredi à Québec.

« Je m'inquiète de façon légitime de l'impact de la sortie médiatique de la présidente et de son impact sur la crédibilité du Conseil du statut de la femme », a déclaré Julie Latour.

Mme Latour reproche à la présidente de leur avoir fait un procès d'intention avant même de les rencontrer. Sa collègue Leila Lesbet abonde en ce sens : « Je pense qu'il aurait été beaucoup plus sage d'attendre de nous rencontrer et de nous connaître pour nous juger après ».

Tout en déplorant la sortie de Mme Miville-Dechêne, Lucie Martineau se fait plus conciliante. « Je trouve que les proportions que ça a pris, ces nominations, ça dépasse l'entendement », a-t-elle déclaré en précisant que les membres du C. A. allaient apprendre à se connaître.

Les femmes estiment toutes que l'important est d'œuvrer dans le meilleur intérêt de l'évolution du droit des femmes.

Quant à la Charte des valeurs québécoises, qui est à l'ordre du jour du conseil d'administration, les femmes veulent donner une chance à la discussion.

« La laïcité est un sujet important, mais c'est un des dossiers du CSF et nous allons tous y travailler ensemble », explique Mme Latour. « Nous allons voir avec les débats, mais le CSF s'est déjà positionné », a-t-elle rappelé.

Mme Latour estime que le CSF a déjà statué dans « deux avis extrêmement documentés - en 2007 et en 2011 - qui disent clairement, que d'affirmer la laïcité de l'État et d'encadrer les accommodements pour favoriser le respect de l'égalité homme-femme est un pas en avant pour le Québec ».

La présidente du CSF a effectué une sortie médiatique, la semaine dernière, pour dénoncer la nomination de quatre nouvelles membres au sein de son conseil d'administration. Elle déplorait les nominations d'Ann Longchamps, de Julie Latour, Leila Lesbet et Lucie Martineau qu'elle qualifiait de politiques. Elle soutenait que les quatre femmes avaient été nommées en raison de leur appui à la Charte des valeurs québécoises proposée par le gouvernement.

La sortie de Mme Miville-Dechêne a provoqué un affrontement politique à l'Assemblée nationale où la députée libérale Christine St-Pierre a déposé une motion pour bloquer les nominations. La motion a été adoptée, mais la ministre responsable de la Condition féminine Agnès Maltais a maintenu les nominations.

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