NOUVELLES

Détention de militants en Russie: Greenpeace fera appel

27/09/2013 01:56 EDT | Actualisé 27/11/2013 05:12 EST

MOSCOU - Greenpeace a indiqué vendredi qu'il ferait appel des décisions d'un tribunal russe ayant mené à l'emprisonnement de militants en lien avec une manifestation près d'une plateforme pétrolière dans l'Arctique.

Jeudi, le tribunal de la ville de Mourmansk avait ordonné la détention de 28 activistes de Greenpeace, incluant deux Canadiens, le Montréalais Alexandre Paul, âgé de 35 ans, et l'Ontarien Paul Ruzycki, âgé de 55 ans, qui avaient manifesté la semaine dernière près d'une plateforme appartenant au géant russe de l'énergie, la société d'État Gazprom.

Un photographe russe indépendant et un vidéographe britannique ont aussi été mis derrière les barreaux en lien avec cette affaire.

Greenpeace a affirmé vendredi dans un communiqué qu'il irait en appel et qu'il réclamait la libération immédiate des militants.

Le directeur général de Greenpeace International, Kumi Naidoo, a déclaré que ces détentions relevaient de «pratiques datant d'une autre époque (...) à l'image de l'industrie pétrolière russe».

Il a fait valoir que ces activistes n'avaient que des visées pacifistes et qu'ils étaient détenus pour avoir «mis en lumière l'insouciance de Gazprom». Greenpeace demande l'arrêt des forages en Arctique.

Des 30 personnes dont la détention a été ordonnée par le tribunal russe, 22 ont été emprisonnées pour deux mois pendant la tenue d'une enquête officielle, dont les deux Canadiens, et les huit autres ont été détenues trois jours en attente d'une nouvelle audience.

Aucun militant n'a été formellement accusé. Les autorités russes envisagent notamment de déposer des accusations de piraterie.

Le navire Arctic Sunrise, à bord duquel se trouvaient une trentaine de militants et membres d'équipage, a été arraisonné la semaine dernière par des officiers armés de la Garde côtière russe à la suite d'une action de Greenpeace contre la plateforme pétrolière.

Greenpeace est en mission dans l'Arctique pour surveiller les activités de vaisseaux mandatés par la société pétrolière Rosneft et son partenaire américain ExxonMobil, qui mènent des essais sismiques et des travaux géologiques dans la mer de Kara en préparation pour le forage en mer.

L'organisation estime que les tests sismiques peuvent mettre en danger l'habitat fragile des ours polaires, des baleines et d'autres animaux sauvages vivant dans cette zone.

PLUS:pc