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Bournival dit avoir su tôt dans le camp qu'il pouvait tenir tête aux vétérans

27/09/2013 10:30 EDT | Actualisé 27/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Michaël Bournival a su dès le premier match intra-équipe, au camp d'entraînement du Canadien, qu'il pouvait créer la surprise.

«Ç'avait très bien été. C'est à ce moment que j'ai réalisé que je pouvais suivre les vétérans», a révélé l'attaquant âgé de 21 ans, jeudi soir, quelques instants avant qu'on lui confirme sa place dans le grand club.

«Au camp des recrues, tu ne peux pas réellement faire de comparaisons parce que tu es un peu plus rapide que les autres, a-t-il renchéri. Mais quand tu embarques sur la glace avec les vétérans, c'est là que tu vois si tu es à ta place.»

La confiance du patineur de Shawinigan-Sud a fait boule de neige à compter du premier véritable match hors-concours de l'équipe, quand il a marqué deux fois dans la défaite de 5-4 en tirs de barrage face aux Sabres de Buffalo.

Il a enchaîné avec une performance d'un but et d'une passe dans la victoire décisive de 6-0 à Québec contre les Hurricanes de la Caroline, avant d'ajouter un but le soir suivant à Montréal dans un revers de 3-1 face à ces mêmes Hurricanes.

Même dans les rencontres au cours desquelles il n'a pas amassé de point, il n'est pas passé inaperçu. L'entraîneur Michel Therrien l'a utilisé dans toutes les situations, comme ailier et à la position de centre. Il a toujours été à la hauteur.

Après avoir mis au défi les jeunes de compliquer leurs décisions à prendre, les dirigeants n'avaient d'autre choix que d'être conséquents avec eux-mêmes et de garder Bournival, ainsi que le défenseur Jarred Tinordi.

À l'ouverture du camp, Bournival et Tinordi avaient été parmi les premiers à afficher leur intention de prendre au mot le directeur général Marc Bergevin.

Un métronome

Pendant tout le camp, Therrien a souligné l'intensité au jeu de Bournival ainsi que ses bonnes habitudes de travail. Ce n'est pas d'hier qu'il s'attelle à la tâche de la sorte. Ceux qui l'ont côtoyé dans les rangs juniors peuvent témoigner du sérieux de l'athlète, qui mesure cinq pieds 11 pouces et qui pèse 196 livres. Il est animé d'un grand désir de réussite, c'en est presque obsessif.

Les partisans des Cataractes de Shawinigan ne l'avaient pas affublé du surnom de métronome pour rien. Comme l'instrument, il battait la mesure à un rythme toujours soutenu. C'est un acharné dans tout ce qu'il fait, un maniaque de la condition physique.

Après avoir connu une première saison de 30 points en 69 matchs dans la Ligue américaine, Bournival s'est présenté au camp du CH avec une idée bien arrêtée. Ses efforts ont été récompensés.

Tout à coup, la transaction faite en novembre 2010 afin d'obtenir Bournival de l'Avalanche du Colorado, en retour du défenseur Ryan O'Byrne, s'avère être un excellent coup du prédécesseur de Bergevin, Pierre Gauthier.

L'Avalanche avait fait de Bournival son choix de troisième tour, 71e au total, au repêchage de cette année-là.

Réservé de nature, le jeune homme a gagné de l'assurance ces dernières années. À son arrivée chez les Cataractes, à l'âge de 16 ans, on nous raconte qu'il était tellement timide qu'il figeait en présence de journalistes.

Il n'était guère bavard quand, à titre de capitaine, il a conduit les Cataractes de sa ville natale vers la conquête de la Coupe Memorial, au printemps de 2012. Un an et demi plus tard, on note une nette amélioration.

White, le grand-frère

Au camp, Bournival mentionne avoir reçu le soutien des vétérans à mesure qu'il se mettait en évidence.

«Plusieurs m'encourageaient, me disaient que j'allais bien, que je faisais du bon travail et de continuer comme ça», a-t-il relevé.

Curieusement, le pugnace attaquant Ryan White a été un de ceux qui l'ont le plus aidé. White aurait pu voir Bournival comme un rival pour l'obtention d'un poste. Mais il a fait fi de la rivalité, et c'est tout à son honneur.

«Comme nous jouions souvent ensemble, il m'encourageait beaucoup, a confié Bournival. Il n'y avait pas de lutte entre nous. L'équipe passe en premier, et ça prouve que c'est un gars d'équipe. C'est le 'fun' d'être encouragé de la sorte par un gars qui a joué dans la Ligue nationale.»

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