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Une mère de la Saskatchewan lie le suicide de son fils à la cyberintimidation

26/09/2013 06:09 EDT | Actualisé 26/11/2013 05:12 EST

NORTH BATTLEFORD, Sask. - Une mère de la Saskatchewan qui impute le suicide de son jeune fils à la cyberintimidation est parvenue à susciter la sympathie de quelques politiciens.

Le cadavre du jeune Kim Loik, qui n'était âgé que de 15 ans, a été trouvé plus tôt en septembre dans sa résidence de North Battleford.

Sa mère affirme que des camarades de l'école secondaire que fréquentait son fils ont émis à son endroit une multitude d'insultes sur les réseaux sociaux.

Elle veut que des accusations criminelles soient portées contre les intimidateurs qui ont tourmenté son garçon et que le gouvernement du Canada mette en vigueur sans délai des mesures législatives plus serrées pour contrer la cyberintimidation.

Mercredi, le ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay, a commenté sur le réseau Twitter que le cas du jeune Kim Loik démontrait bien que le phénomène de la cyberintimidation devait être combattu avec vigueur.

Également sur Twitter, le chef de l'Opposition officielle, Thomas Mulcair, a appelé les forces sociales et politiques à s'unir afin que de tels drames ne se produisent plus.

Quant au premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, il assure que son gouvernement examine des possibilités d'intervention, notamment en permettant à de jeunes victimes d'intimidation de se manifester sur le Web.

Le drame du jeune garçon de North Battleford rappelle ceux de Rehtaeh Parsons, en avril dernier, en Nouvelle-Écosse, et de Marjorie Raymond, en 2011, à Sainte-Anne-des-Monts, au Québec.

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