NOUVELLES

Rohani condamne «les crimes des nazis envers les juifs»

25/09/2013 05:58 EDT | Actualisé 26/11/2013 05:12 EST

Le président iranien Hassan Rohani a condamné mardi dans un entretien avec CNN "les crimes que les nazis ont commis envers les juifs", prenant le contre-pied de son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad, qui avait nié l'Holocauste.

"Tout crime contre l'humanité, y compris les crimes commis par les nazis envers les juifs, est répréhensible et condamnable", a-t-il déclaré en réponse à une question sur l'Holocauste.

"Tuer un être humain est méprisable. Cela ne fait pas de différence s'il est chrétien, juif ou musulman", a-t-il affirmé. "Pour nous, c'est la même chose".

"Cela ne veut pas dire que puisque les nazis ont commis des crimes contre un groupe, ce groupe doit confisquer la terre d'un autre groupe et l'occuper", a-t-il ajouté. "Cela aussi est un acte qui devrait être condamné".

LIRE AUSSI:

Rohani: l'Iran "n'est absolument pas une menace pour le monde"

Début septembre, le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif avait affirmé sur sa page Facebook que l'Iran condamnait "le massacre des juifs par les nazis" durant la Seconde Guerre mondiale.

L'ex-président Mahmoud Ahmadinejad avait mis en cause la réalité et l'ampleur de l'Holocauste ces dernières années et annoncé à de nombreuses reprises la disparition prochaine d'Israël, s'attirant les foudres de la communauté internationale.

Plusieurs membres du gouvernement israélien ont jugé mercredi que la condamnation par le président iranien Hassan Rohani des "crimes des nazis envers les juifs" n'était pas suffisante, réclamant qu'il désavoue les dirigeants de son pays ayant nié l'Holocauste.

Insuffisant, dit Israël

"Il est vrai qu'il (M. Rohani, NDLR) n'a pas nié la Shoah, mais il n'a pas condamné ceux qui nient la Shoah, comme son prédécesseur ou d'autres dirigeants iraniens", a dénoncé à la radio publique le ministre chargé des Relations internationales, Youval Steinitz.

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Zeev Elkin, a pour sa part déclaré sur la radio militaire: "Où en sommes-nous arrivés? Il suffit de reconnaître que la Shoah a eu lieu pour passer pour un homme éclairé, cultivé et positif". "Mais les dirigeants spirituels iraniens qui ont nié la Shoah sont toujours en place", a ajouté Zeev Elkin.

"Tuer un être humain est méprisable. Cela ne fait pas de différence s'il est chrétien, juif ou musulman", a également déclaré M. Rohani sur CNN, qui l'interrogeait sur l'Holocauste.

Mais "cela ne veut pas dire que puisque les nazis ont commis des crimes contre un groupe, ce groupe doit confisquer la terre d'un autre groupe et l'occuper", a-t-il ajouté. "Cela aussi est un acte qui devrait être condamné".

Avant l'interview de M. Rohani, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l'avait accusé de refuser comme M. Ahmadinejad de reconnaître l'Holocauste comme "un fait historique" et avait ordonné à la délégation israélienne de boycotter son discours mardi à l'Assemblée générale de l'ONU.

"Lorsque les dirigeants iraniens cesseront de nier l'Holocauste contre le peuple juif et cesseront d'appeler à la destruction de l'Etat juif (...), la délégation israélienne assistera à leurs discours devant l'Assemblée générale" de l'ONU, avait affirmé M. Netanyahu.

Alors que la chaîne de télévision américaine NBC lui avait demandé jeudi dernier s'il pensait que l'Holocauste était un mythe, Hassan Rohani avait éludé la question: "Je ne suis pas un historien, je suis un politicien".

Début septembre, le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif avait affirmé sur sa page Facebook que l'Iran condamnait "le massacre des juifs par les nazis".

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.




INOLTRE SU HUFFPOST

Hassan Rohani remporte la présidentielle en Iran