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Les diplomates de l'ONU se seraient entendus sur la Syrie

26/09/2013 01:01 EDT | Actualisé 26/11/2013 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies se seraient entendus sur la formulation d'une résolution obligeant la Syrie à démanteler son arsenal chimique.

Le ministre russe adjoint des Affaires étrangères, Sergeï Riabkov, avait indiqué, mercredi, que les négociateurs avaient surmonté un obstacle important et qu'ils s'étaient entendus pour inclure dans la résolution une référence au chapitre 7 de la Charte des Nations unies, qui autorise le recours aux actions militaires et non-militaires pour promouvoir la paix et la sécurité.

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité discutaient du contenu d'une résolution imposant le démantèlement de l'arsenal chimique syrien. Les États-Unis et la Russie se querellaient notamment sur la manière dont serait assuré le respect de la résolution.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a prévenu jeudi que certains détails doivent encore être finalisés, mais il s'est dit encouragé par les progrès réalisés.

Pour sa part, le secrétaire d'État américain John Kerry a déclaré que son homologue chinois, Wang Yi, a exprimé un appui solide envers une résolution contraignante. Les deux hommes se seraient entendus sur la nécessité d'agir rapidement.

La Russie a aussi offert, jeudi, de fournir des soldats pour surveiller l'endroit où les armes chimiques syriennes seront détruites. M. Riabkov a toutefois exclu que l'arsenal syrien puisse être neutralisé en sol russe.

Il a fait ces commentaires au moment où les enquêteurs dépêchés en Syrie par l'ONU pour faire la lumière sur l'utilisation des armes chimiques reprenaient leurs travaux. Ils se pencheront notamment sur trois attaques chimiques présumées qui se seraient produites le mois dernier.

Par ailleurs, les combats se poursuivent entre les différentes factions qui tentent de renverser le régime de Bachar el-Assad. L'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, a indiqué qu'un commandant du groupe État islamique en Irak et au Levant a été tué mercredi soir lors de combats avec des Kurdes dans la province d'Alep, dans le nord du pays.

Le consulat irakien à Damas a aussi été frappé par une roquette jeudi, faisant un mort et trois blessés.

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