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Le Conseil du statut de la femme n'est pas un organisme indépendant, dit Marois

26/09/2013 05:45 EDT | Actualisé 26/11/2013 05:12 EST

Au lendemain de l'adoption à l'Assemblée nationale d'une motion libérale réaffirmant l'indépendance du Conseil du statut de la femme (CSF), la première ministre Pauline Marois règle ses comptes. Elle affirme que le CSF n'est pas un organisme indépendant du pouvoir politique.

Nulle part, dit-elle, le terme « indépendance » n'apparaît dans sa loi constituante. « Il est même stipulé que la présidente doit obtenir l'approbation préalable » de la ministre pour « entreprendre l'étude de toute question qui relève du domaine de l'égalité et du respect des droits ».

La semaine dernière, la présidente du CSF, Julie Miville-Dechêne, a accusé le gouvernement Marois d'avoir voulu infléchir la position de l'organisme sur le projet de Charte des valeurs québécoises en nommant, à son conseil d'administration, quatre femmes y étant favorables. Selon elle, avant d'interdire le voile chez les employés de la fonction publique, une étude d'impact s'impose.

La motion libérale qui a été adoptée réclamait aussi la suspension des quatre récentes nominations au CSF. La ministre de la Condition féminine, Agnès Maltais, a déjà indiqué qu'il n'en était pas question.

L'opposition déplore que la ministre Maltais jette à la poubelle une décision de l'Assemblée nationale.

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