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Le Conseil du statut de la femme n'est pas indépendant, selon Marois

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PAULINE MAROIS CHARTER OF QUEBEC VALUES
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QUÉBEC - Le Conseil du statut de la femme (CSF) n'est pas un organisme indépendant du pouvoir politique, a indiqué jeudi la première ministre Pauline Marois.

Au lendemain de l'adoption majoritaire d'une motion de l'Assemblée nationale réaffirmant «l'indépendance» du CSF, la première ministre a voulu remettre les pendules à l'heure.

Le terme «indépendance» n'apparaît pas dans la loi qui constitue le Conseil du statut de la femme, a fait valoir Mme Marois, espérant river le clou aux partis d'opposition scandalisés par l'ingérence alléguée du gouvernement péquiste au sein du CSF.

Dans un communiqué diffusé la semaine dernière, la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne, dénonçait «un accroc sérieux à l’indépendance de l’organisme qu’elle dirige» avec la nomination, par le conseil des ministres, de quatre nouvelles membres en faveur du projet péquiste de charte des valeurs québécoises.

Mercredi, à 63 voix contre 43, les parlementaires ont enjoint le gouvernement de surseoir aux nominations, mais la ministre responsable de la Condition féminine, Agnès Maltais, a aussitôt signifié qu'elle irait à l'encontre du vote du Parlement.

En Chambre, le leader parlementaire de l'opposition libérale, Pierre Moreau, en a remis jeudi sur le sujet. Il a reproché à Mme Maltais d'avoir «jeté à la poubelle» une décision de l'Assemblée nationale. Il a aussi accusé la ministre d'avoir «noyauté une institution qui est totalement indépendante».

Or, ce n'est pas l'opinion de la première ministre. Non seulement le Conseil du statut de la femme n'est pas indépendant, mais «il est même stipulé que la présidente doit obtenir l’approbation préalable» de la ministre pour «entreprendre l’étude de toute question qui relève du domaine de l’égalité et du respect des droits», a relaté Mme Marois.

Pour en finir avec la controverse, la première ministre a aussi évoqué «la prérogative» du gouvernement en matière de nominations.

«Les quatre membres nommées par le gouvernement, selon notre prérogative, sont des gens de très grande qualité», a-t-elle dit.

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