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Wenger est d'accord: il serait peut-être plus utile à l'Impact comme milieu

25/09/2013 03:59 EDT | Actualisé 25/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Victime d'un mal chronique au chapitre de la finition devant le filet adverse, Andrew Wenger pourrait être plus utile à l'Impact de Montréal en tant que milieu de terrain qu'il ne l'est comme attaquant.

C'est là une affirmation avancée par un nombre grandissant d'observateurs avertis, et le principal intéressé semble du même avis.

Car Wenger a reconnu, après le match de la Ligue des champions de la CONCACAF de mardi, qu'il se sentirait plus utile et mieux apprécié à cette position.

Plus tôt dans la soirée, le tout premier choix au repêchage dans l'histoire de l'Impact en MLS — dont on avait initialement vanté la polyvalence — a plus que jamais fait la démonstration qu'un changement de position pourrait lui être bénéfique.

Même s'il a enfilé un but contre le C.D. Heredia — son premier dans un match de premier plan depuis le 25 mai dernier —, Wenger n'a montré aucun signe de progrès quant à sa capacité de convertir les occasions de but que lui fournissent ses coéquipiers. Il s'est rendu maintes fois jusqu'au filet, mais a plus souvent qu'autrement tout bousillé en raison de son manque de précision ou de sa tendance à trop hésiter avant de prendre une décision.

Par contre, on a vu un tout autre Wenger quand celui-ci était plus en retrait, alors qu'il a notamment effectué une brillante passe en profondeur à Marco Di Vaio. Un autre relais du genre, vers Sanna Nyassi, a été intercepté par un défenseur guatémaltèque mais c'était de justesse, et ç'a permis de voir que l'Américain de 22 ans a une bonne vision du jeu dans ce contexte.

«Ce sera très dur pour moi de devenir une machine de finition comme l'est Marco Di Vaio. Un talent comme celui-là, ça prend des années à développer. Il l'a fait pendant si longtemps tandis que moi, j'ai joué à différentes positions jusqu'ici au cours de ma carrière, a indiqué Wenger lorsqu'on l'a invité à aborder le sujet. Les petites choses que Marco fait dans la surface de réparation sont très difficiles à assimiler et à imiter à court terme, ou même au fil d'une saison.

«En jouant ailleurs, j'aurais d'autres qualités que je pourrais afficher, et les gens s'attarderaient à un tout autre genre de statistiques (que les buts). On jugerait la qualité de mon travail en se basant sur d'autres données», a expliqué Wenger, en reconnaissant que s'il obtenait une telle reconnaissance, il gagnerait en confiance et jouerait sans doute encore mieux.

Wenger a par ailleurs dit avoir «pris plaisir» à la fin du match de mardi, quand l'entraîneur Marco Schällibaum a envoyé Di Vaio à l'avant aux côtés de Daniele Paponi, et lui a demandé de se poster derrière le duo italien.

«C'est un beau petit rôle pour moi, je trouve, alors que je peux pivoter et avoir une bonne vision du filet, au lieu d'avoir le dos au filet. Je peux aussi décaler ma course vers le filet afin d'arriver en soutien.»

Même s'il a mené à l'élimination de l'Impact en Ligue des champions, le match de mardi se sera peut-être avéré utile en ce sens qu'il a permis de jeter un éclairage sur le visage futur du onze montréalais. En ce qui concerne le rôle de Wenger, mais aussi en ce qui a trait à la composition du quatuor défensif.

Mené par le vétéran défenseur Hassoun Camara, le joueur de deuxième année Karl W. Ouimette ainsi que les recrues Maxim Tissot et Wandrille Lefèvre ont affiché une confiance et une solidité qui ont fait rêver à la possibilité que l'Impact adopte une ligne défensive toute francophone à moyen terme.

Ou même à court terme, puisqu'il est fort probable qu'Alessandro Nesta prendra sa retraite à l'issue de la présente saison.

Même si les chances de survie de l'Impact en Ligue des champions étaient minces, les trois espoirs issus de l'Académie de l'Impact ont montré qu'ils pouvaient bien réagir sous pression.

«Avec un alignement sensiblement identique à celui avec lequel on avait affronté C.D. Heredia au Guatemala, on voulait prouver que ce qui s'était passé là-bas n'était pas attribuable à un mauvais choix de joueur, ni à notre incapacité de répondre à l'appel, a expliqué Lefèvre. On a abordé ce match en voulant montrer qu'on est des joueurs sur qui on peut se fier. On voulait le prouver au club, aux partisans et à nous-même.»

Mission accomplie, même si ce n'était qu'un match. Mais un match, il faut le dire, dont le calibre était supérieur à celui de la ligue de réserve de la MLS, où évoluent habituellement Lefèvre et les autres espoirs de l'Impact.

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