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Sécurité ferroviaire: les ministres des Transports exigent plus de transparence

25/09/2013 05:29 EDT | Actualisé 25/11/2013 05:12 EST

WINNIPEG - Le gouvernement fédéral n'est pas prêt à agir pour l'instant afin que les municipalités sachent exactement ce que les trains de marchandises contiennent en passant sur leur territoire.

Les ministres provinciaux des Transports, réunis mercredi à Winnipeg, ont réitéré leur souhait qu'Ottawa exige plus de transparence des entreprises ferroviaires quant aux matières qu'elles transportent.

Ils font valoir que les autorités locales veulent connaître de manière précise quelles matières dangereuses transitent sur leur territoire.

En se rendant à la rencontre, la ministre fédérale des Transports, Lisa Raitt, s'est dite ouverte à écouter les craintes de ses collègues provinciaux, mais n'a pas promis de mesures concrètes.

«J'ai hâte d'entendre tous les points de vue. Je suis ouverte à discuter des inquiétudes de tout le monde et cela fait partie de ce dont nous parlerons aujourd'hui», a-t-elle mentionné.

Mais les ministres des provinces ont déclaré vouloir bien plus qu'une bonne oreille.

Le ministre québécois des Transports, Sylvain Gaudreault, affirme que le gouvernement fédéral doit agir rapidement dans la foulée du déraillement mortel de Lac-Mégantic, qui a fait 47 victimes en juillet.

M. Gaudreault soutient que toutes les provinces appuient l'idée de réglementations plus strictes sur la sécurité ferroviaire et affirme que la balle est dans le camp du gouvernement fédéral.

«Le Québec a plusieurs demandes, et je sais que les autres provinces nous appuient là-dedans, car lors du Conseil de la fédération, et lors de la Conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'Est du Canada, la première ministre Marois est allée chercher l'appui de ses collègues pour en faire une priorité. Il faut que le gouvernement fédéral nous dise rapidement ce qu'il compte faire avec ça», a déclaré le ministre québécois à Winnipeg.

M. Gaudreault a aussi dit souhaiter que le gouvernement canadien s'inspire de ce qui s'est fait aux États-Unis. «Déjà, les États-Unis étaient en action pour resserrer les règlements. Ils ont accéléré le processus après le drame de Lac-Mégantic, et j'espère que le gouvernement fédéral fera la même chose», a-t-il fait valoir.

Selon lui, le gouvernement fédéral devrait, à tout le moins, divulguer le contenu exact de ce que les trains transportent.

«C'est tout simplement incroyable que les municipalités ne sachent pas ce qui passent sur leur territoire», a-t-il poursuivi.

«Les Canadiens sont inquiets puisque nous avons noté ces dernières années une hausse du transport de produits dangereux sur les voies ferrées. Il est très important de résoudre ce problème», a conclu M. Gaudreault.

La tragédie de Lac-Mégantic devait par ailleurs être au coeur de la rencontre annuelle des ministres des Transports, la première à avoir lieu depuis l'incident.

La question de la sécurité ferroviaire a été une fois de plus au centre des préoccupations après la collision, plus tôt ce mois-ci, entre un autobus de transport en commun d'Ottawa et un train de passager de Via Rail. L'accident, qui s'est produit à un passage à niveau, a fait six morts et plus de 30 blessés.

L'homologue manitobain de M. Gaudreault, Steve Ashton, estime que les autorités locales sont en droit de savoir exactement ce que les trains contiennent, puisque que les résidants sont les premiers répondants dans l'éventualité d'une catastrophe.

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