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Les nouveaux entraîneurs apportent une nouvelle culture à leur équipe

25/09/2013 07:00 EDT | Actualisé 25/11/2013 05:12 EST

Marc Staal hésitait.

Le défenseur des Rangers de New York tentait de décrire la fin de l'ère John Tortorella. «On semblait ne plus avoir...», a-t-il dit sans compléter sa phrase. «Il y avait beaucoup de négatif...»

Staal n'a jamais complété son idée. Mais il a admis que les choses étaient rendues au point mort sous les ordres de l'entraîneur au style autoritaire.

«La direction pensait que nous avions besoin d'entendre des choses nouvelles afin de nous revigorer, a-t-il expliqué. Je crois que nous sommes contents d'entendre une nouvelle voix et de nouvelles idées.»

Cette nouvelle voix appartient à l'ancien entraîneur-chef des Canucks de Vancouver Alain Vigneault. Tortorella l'a remplacé à Vancouver et on assiste à un changement de culture aux deux endroits.

«C'est quelque chose de différent, a noté le centre des Canucks Ryan Kesler. Avec un peu de chance, les deux équipes vont trouver une nouvelle énergie.»

Et c'est ça l'idée derrière un changement d'entraîneur, incluant ceux chez les Oilers d'Edmonton, où Dallas Eakins a remplacé Ralph Krueger, et chez les Stars de Dallas, où Lindy Ruff a pris la relève de Glen Gulutzan.

À Edmonton, on espère qu'Eakins pourra guider les Oilers vers les séries éliminatoires pour une première fois depuis leur défaite en finale de la Coupe Stanley en 2006. L'ancien patron des Marlies de Toronto, dans la Ligue américaine, pourrait être un match parfait afin de diriger les jeunes étoiles de l'équipe: Taylor Hall, Jordan Eberle, Ryan Nugent-Hopkins, Nail Yakupov et Justin Schultz.

«Je crois qu'une organisation, peu importe la qualité ou le talent des joueurs, doit compter sur un bon entraîneur, une bonne structure et doit être respecté afin que les joueurs jouent bien ensemble», a déclaré Luke Richardson, entraîneur-chef des Senators de Binghamton et un ami de longue date d'Eakins. «Sinon, si vous ne jouez pas en équipe et que les autres le font, vous allez aller nulle part.»

C'est peut-être pour cette raison qu'Eakins a été autant courtisé pendant la saison morte. Les Canucks étaient intéressés à l'embaucher avant que les Oilers ne déroulent le tapis rouge en congédiant Krueger.

Vigneault aussi a été courtisé par plus d'une équipe. Alors que le directeur général des Stars Jim Nill a transformé sa formation en faisant l'acquisition de Tyler Seguin et Rich Peverley, des Bruins de Boston, Shawn Horcoff, des Oilers, et Sergei Gonchar, des Sénateurs d'Ottawa, il a rencontré Vigneault.

Nill n'a pas été surpris que Vigneault retire sa candidature afin d'accepter le poste chez les Rangers.

«Je crois que les Rangers étaient déjà une équipe difficile à affronter, a mentionné le centre des Bruins Patrice Bergeron. Je crois qu'il prêche un style rapide. Les Canucks étaient comme ça: une équipe agressive, offensive, mais aussi robuste.»

Les Canucks se retrouvent un peu devant les mêmes défis. Avec Daniel et Henrik Sedin comme meneurs à l'attaque, les Canucks comptent sur plusieurs joueurs talentueux, mais Tortorella veut les voir se sacrifier en bloquant des tirs.

«Il est quelqu'un qui a des attentes élevées envers ses joueurs et son équipe, a expliqué Kesler. Tout le monde doit être responsable. Je pense que ça va être bon pour nous.»

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