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La Russie des militants de Greenpeace qui ne sont pas des pirates selon Poutine

25/09/2013 05:42 EDT | Actualisé 25/11/2013 05:12 EST

MOURMANSK, Russie - Les autorités russes entendent porter des accusations de piratage contre des militants de Greenpeace qui ont tenté de monter sur une plateforme de forage extracôtier dans l'Arctique.

Pourtant, mercredi, le président de la Russie, Vladimir Poutine, a affirmé que ces militants n'étaient pas des pirates.

Cité par l'agence de presse Interfax, M.Poutine a néanmoins justifié la décision de la Garde côtière russe de les arrêter, précisant que les agents ne pouvaient savoir qui ils étaient. Il a toutefois reconnu qu'il ignorait les détails de l'opération.

La plateforme visée par les militants appartient à la compagnie gazière Gazprom, contrôlée par l'État russe.

Une trentaine de militants provenant de 18 pays se trouvaient sur un navire de Greenpeace, l'Arctic Sunrise, qui a été saisi la semaine dernière par la Garde côtière russe. Leur bateau a été remorqué mardi dans un port près de Mourmansk.

Selon Greenpeace, deux Canadiens, dont un Montréalais, se trouvaient à bord du navire de l'organisation.

Les militants sont demeurés de longues heures dans les locaux du Comité d'enquête russe, le principal organe d'investigations criminelles en Russie. Des journalistes d'Associated Press les ont vus quitter les lieux vers une prison en autobus après 2 h, mercredi matin.

On ignore combien de militants devront faire face à des accusations de piratage.

Les personnes jugées coupables de telles accusations sont passibles d'une peine de prison allant jusqu'à 15 ans et d'une amende de 500 000 roubles, soit plus de 15 000 $ CAN.

Les enquêteurs russes devraient interroger tous ceux qui ont participé à l'initiative de Greenpeace et placer les plus actifs d'entre eux en détention.

Deux militants ont tenté de monter sur la plate-forme Prirazlomnaïa la semaine dernière pendant que d'autres attendaient sur de petits bateaux pneumatiques.

La protestation de Greenpeace visait à attirer l'attention sur les risques environnementaux de l'extraction du pétrole dans les eaux arctiques.

Greenpeace, qui n'a pu parler que pendant un court instant avec ses militants, a indiqué qu'ils se portaient tous bien; certains d'entre eux ont pu contacter leurs proches. Des diplomates ont pu monter à bord du navire pendant deux heures pour discuter avec les militants provenant de leur pays respectif.

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