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Jour 1 des audiences publiques sur Mine Arnaud à Sept-Îles

25/09/2013 01:02 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST

Environ 175 personnes se sont déplacées mardi soir au Centre des congrès de Sept-Îles pour entendre les citoyens, les organismes et les groupes qui ont présenté un mémoire au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur le projet de mine d'apatite.

En tout, neuf personnes et quatre organismes, en majorité contre le projet du promoteur Mine Arnaud, ont exposé leur point de vue lors de cette première soirée. Plusieurs ont demandé la tenue d'un référendum afin de permettre aux résidents de décider de la finalité du projet.

Marc Fafard, porte-parole de Sept-Îles sans uranium (SISUR), a été le premier à s'adresser à la commission. Il a réitéré sa confiance envers le BAPE : « Vous êtes les seuls qui êtes capables de voir tous les enjeux du projet », a-t-il souligné.

Il avance que le projet nuit au développement de la ville et s'interroge par rapport aux impacts éventuels de la mine sur le projet de gazoduc ou encore sur un nouveau tracé de la route 138.

Pour sa part, le porte-parole de la coalition Québec meilleure mine, Ugo Lapointe, a rappelé que le projet de Mine Arnaud, serait situé à 3,7 kilomètres du centre-ville de Sept-Îles, et qu'il serait la plus importante mine à ciel ouvert en milieu habité au Québec.

Selon lui, la population serait exposée à des risques beaucoup trop élevés pour sa santé et sa sécurité. C'est pourquoi la coalition Québec meilleure mine a demandé le rejet du projet de Mine Arnaud.

« Un défi collectif », selon le Cégep de Sept-Îles

Le directeur général du Cégep de Sept-Îles, Donald Bhérer, est l'un des rares à avoir défendu le projet de Mine Arnaud mardi soir. Il a présenté un mémoire à la commission d'enquête du BAPE qui a été approuvé de façon unanime par le conseil d'administration de l'établissement scolaire.

Donald Bhérer estime que le projet de mine d'apatite répond aux deux missions de l'établissement : la formation et la recherche.

Selon lui, il promet des emplois de qualité pour les étudiants des programmes de technologie minérale, en maintenance industrielle et d'électronique industrielle. « Qu'est-ce qu'on va dire à nos étudiants : aller travailler en Afrique ou ailleurs, mais pas ici ? », s'est-il questionné.

Donald Bhérer soutient qu'il s'agit du seul projet majeur de diversification économique à Sept-Îles dont son économie a longtemps reposé sur une seule industrie, le fer.

Le candidat à la mairie de Sept-Îles, Rodrigue Vigneault, a ajouté sa voix à celle du Cégep de Sept-Îles pour exprimer son accord au projet. D'après lui, Sept-Îles est un exemple d'une ville qui a su allier développement économique et qualité de vie.

Par ailleurs, il exige des standards plus élevés auprès de la minière sur toutes les précautions établies afin de rassurer la population.

Cette deuxième partie des audiences publiques se poursuivra mercredi à 13 h au Centre des congrès de Sept-Îles. Près de 150 mémoires ont été transmis à la commission d'enquête du BAPE qui entendra d'ici samedi tous ceux invités à s'exprimer. 

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