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Fusillade de Washington: Alexis ne visait personne en particulier, selon le FBI

25/09/2013 05:42 EDT | Actualisé 25/11/2013 05:12 EST

WASHINGTON - L'homme qui a tué douze personnes dans un édifice de la Marine, à Washington, n'avait pas de cible précise en tête avant de passer à l'acte et souffrait de troubles mentaux, a indiqué le FBI.

Des enregistrements récupérés sur l'ordinateur et le téléphone portable d'Aaron Alexis, qui se disait sous le contrôle de fréquences électromagnétiques extrêmement faibles (ELF), révèlent la paranoïa et les problèmes de santé mentale de l'homme de 34 ans. Les autorités enquêtant sur cette affaire estiment qu'il pourrait s'agir de la principale cause derrière la tragédie.

«Je suis la cible d'attaques à fréquences extrêmement faibles depuis trois mois et pour être parfaitement honnête, c'est ce qui m'a conduit à ça», peut-on lire dans les documents électroniques récupérés par les autorités dans la chambre d'hôtel d'Aaron Alexis, après la tragédie.

L'attaque est survenue un mois après que l'homme se soit plaint à la police du Rhode Island que des gens lui parlaient à travers les murs et le plafond de sa chambre d'hôtel et envoyaient des ondes de micro-ondes à travers son corps pour l'empêcher de dormir.

Le matin du 16 septembre, Aaron Alexis, un ancien réserviste de la Marine et informaticien pour un sous-traitant, avait pu entrer dans le centre administratif de la Marine avec une arme de type Remington grâce à un badge valide. L'auteur de la fusillade, qui a duré environ une heure, a par la suite été abattu par un policier.

Il avait inscrit «Mon arme ELF!» sur son arme, en référence aux fréquences magnétiques, de même que les messages «La fin des tourments!» et «C'est mieux ainsi», selon ce qu'a indiqué le FBI.

Selon les autorités, il venait tout juste de commencer un nouvel emploi à Washington et si un problème de performance lui avait bel et bien été signifié le vendredi précédant la fusillade, rien ne laisse croire qu'il ait voulu cibler des collègues en particulier, a indiqué la directrice du FBI à Washington, Valerie Parlave.

Par ailleurs, le secrétaire adjoint du Pentagone, Ash Carter, a fait savoir mercredi que le département déposerait trois évaluations distinctes d'ici décembre, dont des révisions internes et externes sur les mesures de sécurité et le processus d'octroi des cotes de sécurité.

Il a souligné que le département voulait comprendre pourquoi les balises de sécurité avaient échoué ou été ignorées ce jour-là, permettant du même coup une telle tragédie.

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