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Crise en Centrafrique: les puissances occidentales promettent de l'aide

25/09/2013 03:59 EDT | Actualisé 25/11/2013 05:12 EST

NATIONS UNIES, États-Unis - Des diplomates des États-Unis, de l'Union européenne et des Nations unies ont tenté mercredi de ramener la crise en République centrafricaine au centre des intérêts de la communauté internationale, qualifiant de «tout simplement désespérée» la situation de ce pays.

La nouvelle ambassadrice américaine aux Nations unies, Samantha Power, faisait partie des dignitaires présents à cette rencontre, qui s'est tenue en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Selon des participants, elle a souligné pendant la réunion que les récentes violences au Kenya découlaient des nombreuses années d'inaction face à la crise en Somalie, le pays voisin.

Or, la République centrafricaine partage plusieurs frontières avec certains des pays les plus instables dans la région, dont la République démocratique du Congo, le Tchad, le Soudan et le Soudan du Sud. Certains observateurs craignent donc que la quasi-anarchie qui règne en République centrafricaine ne permette à des groupes rebelles de gagner en puissance.

Les diplomates ont indiqué mercredi avoir convenu d'«engagements très clairs» pour accélérer la constitution d'une force de maintien de la paix de l'Union africaine en Centrafrique. La France s'est engagée à verser 10 millions d'euros, a mentionné la commissaire européenne responsable de l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva. Les États-Unis ont aussi promis de l'argent, bien que Mme Georgieva n'en ait pas précisé le montant.

En mars, une coalition de rebelles s'est alliée à l'armée pour renverser le président centrafricain, François Bozizé. Les rebelles ont par la suite été accusés d'avoir pillé, tué et violé des civils à de nombreuses reprises et d'avoir eu recours à des enfants soldats.

Mme Georgieva a soutenu que la communauté internationale pouvait empêcher la République centrafricaine de connaître le même sort que la Somalie, qui a été dévastée par des décennies de guerre civile.

Cette réunion faisait suite à l'appel lancé mardi par le président français, François Hollande, qui demandait que le Conseil de sécurité de l'ONU appuie un plan d'aide financière et logistique pour déployer une force de l'Union africaine en Centrafrique.

Le contingent devrait compter environ 3500 soldats, mais plusieurs estiment que ce nombre pourrait être insuffisant pour assurer la sécurité non seulement dans la capitale, mais aussi dans les régions éloignées, où des massacres ont été rapportés ces dernières semaines.

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