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Bangladesh: plus de 100 usines fermées lors d'un cinquième jour d'affrontements

25/09/2013 09:56 EDT | Actualisé 25/11/2013 05:12 EST

DACCA, Bangladesh - Les policiers du Bangladesh ont utilisé des matraques, des balles de caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour mettre fin aux nouvelles manifestations organisées mercredi par des travailleurs du textile qui réclament de meilleurs salaires, tandis que des propriétaires d'usines craignent maintenant de rater des expéditions vers l'Europe et les États-Unis.

Les manifestations organisées pour une cinquième journée consécutive dans deux districts industriels de la capitale, Dacca, ont entraîné la fermeture d'une centaine d'usines.

Les districts de Gazipur et Narayanganj hébergent des centaines d'usines qui fournissent des vêtements à plusieurs marques mondiales, comme Walmart et H&M.

Les travailleurs réclament un salaire mensuel de 100 $ US, soit près du triple des 38 $ US par mois qu'ils gagnent actuellement, soit le salaire plus bas du monde. Bangladesh est le deuxième producteur mondial de vêtements après la Chine.

Les propriétaires d'usines affirment qu'il leur est difficile d'augmenter le salaire minimum puisque les bannières mondiales refusent de payer plus cher dans un contexte de concurrence féroce et de crise économique en Occident.

Les manifestants ont bloqué deux grandes autoroutes. Les usines ont rouvert leurs portes en matinée, mais les autorités ont ensuite décidé de les fermer pour éviter de nouveaux affrontements. Les violences de mercredi auraient fait une dizaine de blessés.

Le Bangladesh retire des revenus annuels de 20 milliards $ US de l'exportation de vêtements, essentiellement vers les États-Unis et l'Europe. Le secteur emploie environ 4 millions de personnes, surtout des femmes.

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