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Alberta: un homme décrète son appartement comme étant son «ambassade»

25/09/2013 09:36 EDT | Actualisé 25/11/2013 05:12 EST

CALGARY - Une propriétaire de Montréal qui affirme avoir été agressée par un individu se proclamant citoyen souverain affirme que l'homme est dangereux et devrait être placé derrière les barreaux, à l'heure où celui-ci se trouve une fois de plus au centre de démêlés judiciaires en Alberta.

Jocelyne Malouf a expliqué à La Presse Canadienne, mercredi, qu'elle avait fait une erreur en permettant à Mario Antonacci d'emménager dans un appartement de Montréal en 2007, où il est demeuré pendant cinq mois.

M. Antonacci a décrété l'appartement comme étant son «ambassade» et qu'il ne paierait pas de loyer, a poursuivi Mme Malouf, ajoutant que l'affaire avait tourné au vinaigre lorsqu'elle avait exigé qu'il quitte les lieux.

À Calgary, Rebekah Caverhill a raconté une histoire semblable à propos d'une propriété qu'elle louait et qui a également été qualifiée d'ambassade par son occupant. Des sources ont confirmé que le locataire de 48 ans impliqué dans cette affaire, Andreas Pirelli, était en fait la même personne que M. Antonacci.

Cela fait maintenant deux ans que Mme Caverhill se bat en cour contre M. Pirelli, qui s'est présenté à elle comme un adepte du mouvement Freemen-on-the-Land. Elle a ajouté que l'homme avait changé les serrures de la maison de Calgary et qu'il refusait de partir, prétextant que l'endroit était devenu son ambassade.

Une cour albertaine lui a toutefois ordonné de quitter les lieux d'ici samedi matin.

Par ailleurs, les tribunaux québécois n'ont jamais eu le temps de trancher dans le dossier qui l'opposait à Mme Malouf. M. Antonacci, qui avait plaidé non coupable, a cessé de se présenter au procès en 2010 et un mandat d'arrestation a depuis été lancé.

Un tel mandat serait suffisant pour ordonner le retour de l'homme à Montréal.

Mme Malouf a déclaré avoir été choquée que l'accusé ait déserté pendant le procès et affirme ne pas être surprise qu'il se retrouve à nouveau au coeur d'une affaire semblable en Alberta.

«Rien n'arrêtera cet homme dangereux de faire souffrir les gens. Il est fou», a-t-elle conclu.

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