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Al-Shabab soutient avoir tué 137 otages à Nairobi

25/09/2013 05:07 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST
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NAIROBI, KENYA - SEPTEMBER 23: (SOUTH AFRICA OUT) A police officer at the site of the terrorist attack, Westgate Mall, on September 23, 2013 in Nairobi, Kenya. The attack occurred on Saturday, 10-15 gunmen from the extremist group Al-Shabab entered the mall and opened fire at random on shoppers; 68 deaths have been confirmed. (Photo by Jeff Angote/Nation Media/Gallo Images/Getty Images)

Enquêteurs et démineurs fouillent les décombres du Westgate de Nairobi à la recherche de cadavres, d'indices et d'éventuels explosifs, en ce premier jour de deuil national.

Le président kényan a décrété un deuil national de trois jours à partir de ce mercredi, en mémoire aux victimes de l'attaque du centre commercial par un commando de la milice islamiste Al-Shabab.

Les secouristes ont dû mettre des masques et des foulards pour se protéger de l'odeur pestilentielle qui s'échappe du bâtiment. « Les corps qui sont encore à l'intérieur du centre commercial devront être identifiés à partir de photos », a confié une responsable de la Croix-Rouge. « Ils sont maintenant dans un tel état de décomposition qu'on ne peut pas infliger ça aux familles ».

Des experts médico-légaux de plusieurs pays ont été autorisés à se joindre à l'enquête, dont le Canada, Israël, les États-Unis et le Royaume-Uni. 

137 otages ont été tués, selon Al-Shabab

Les insurgés somaliens de la milice islamiste Al-Shabab ont affirmé mercredi sur leur compte Twitter que « 137 otages » avaient péri dans l'attaque du centre commercial, dont le siège a pris fin mardi.

Sur le même compte, ils ont accusé les forces kényanes d'avoir utilisé « des gaz chimiques » contre les assaillants.

« Pour couvrir ses crimes, le gouvernement kényan a provoqué l'effondrement du bâtiment, enterrant les preuves et tous les otages sous les décombres », ont-ils ajouté.

Le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé la fin du siège mardi soir, précisant que l'assaut des islamistes avait coûté la vie à au moins 61 civils, 6 membres des forces de sécurité kényanes et 5 assaillants. Ce bilan devrait toutefois grimper au fur et à mesure que se poursuivra la recherche de dépouilles dans les décombres du centre commercial.

M. Kenyatta a expliqué l'effondrement partiel de la structure par un violent incendie ayant éclaté la veille.

Arrestation d'un Britannique

Un Britannique d'origine somalienne a été arrêté à l'aéroport de Nairobi, mais, selon le représentant diplomatique de la Grande-Bretagne au Kenya, Christian Turner, il n'est « pas d'un intérêt significati » pour l'enquête.

La présence de Britanniques et d'Américains dans le commando islamiste, évoquée par des sources proches des services de renseignement, n'a pas été confirmée.

Une première en 15 ans

Un groupe composé de 10 à 15 assaillants avait attaqué samedi le centre commercial à la grenade et à l'arme automatique, tirant sur les employés et les clients venus faire leurs courses du week-end avant de s'y retrancher avec des otages.

Le siège, entrecoupé de plusieurs assauts des forces de sécurité kényanes, a duré près de 80 heures.

Deux Canadiens ont été tués dans l'attaque du commando, dont une diplomate originaire d'Ottawa. Deux Françaises, trois Britanniques, un Sud-Africain, une Sud-Coréenne, une Néerlandaise, un Péruvien et deux Indiens figurent également parmi les victimes.

Il s'agit d'ores et déjà de l'opération la plus meurtrière à Nairobi depuis l'attentat-suicide d'Al-Qaïda en août 1998 contre l'ambassade des États-Unis, qui avait fait plus de 200 morts.

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