POLITIQUE

L'UPAC rencontre la DG du Parti libéral du Québec, Marie-Ève Ringuette

24/09/2013 04:21 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST
CP

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a confirmé mardi que des enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) ont rencontré la directrice générale du parti, Marie-Ève Ringuette, au quartier général de la Sûreté du Québec (SQ), à Montréal.

Mme Ringuette s'est rendue aux bureaux de la SQ, rue Parthenais, à la demande des enquêteurs, afin de répondre à leurs questions sur certains documents obtenus lors de la perquisition à la permanence du PLQ, rue Waverly, en juillet dernier. Les policiers voulaient notamment qu'elle identifie certains de ces documents ou qu'elle donne des précisions sur leur nature.

Marie-Ève Ringuette a été responsable du financement du PLQ de 2009 à 2013. Elle a été nommée directrice générale à la suite du départ du précédent titulaire de ce poste, Karl Blackburn.

Après avoir fait cette annonce en ouverture d'un point de presse portant sur d'autres sujets, Philippe Couillard s'est borné à dire que la rencontre avait porté sur des « questions administratives liées aux façons de faire et aux processus au Parti libéral du Québec ».

Rencontres embarrassantes

La semaine dernière, le chef libéral confirmait avoir reçu la visite de deux enquêteurs de l'escouade Marteau, bras policier de l'UPAC, à son domicile.

C'est à titre de chef de la formation que les policiers l'ont rencontré, avait-t-il précisé. M. Couillard avait indiqué qu'il ne faisait l'objet d'aucune enquête, ajoutant qu'aucun membre actuel du caucus des députés libéraux n'était visé.

Philippe Couillard avait expliqué avoir rendu publique cette information par souci de transparence.

Plus tôt, il avait été critiqué au sein même de son caucus pour ne pas avoir informé l'ensemble des députés libéraux des perquisitions menées par l'UPAC à la permanence du parti à Montréal, en juillet dernier.

Après la révélation de l'information par Radio-Canada, Philippe Couillard a affirmé qu'il tenait à ce que toute personne ayant agi de façon illégale réponde de ses actes.

Volant à son secours, le député libéral Robert Dutil, qui était le seul député du parti au courant de l'opération, a estimé que c'était à l'UPAC, et non au parti, de révéler la perquisition.

Avec des informations de Pascal Poinlane

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