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Une nouvelle cohabitation

24/09/2013 12:55 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST

Pendant trois ans, Martin Brodeur a été épaulé par Johan Hedberg, un gardien d'âge aussi vénérable que lui. Puis, est survenue cette transaction du 30 juin, qui mettait dans les pattes de Brodeur un « jeunot » de 27 ans, Cory Schneider.

Ce camp d'entraînement 2013 en est donc un de nouveauté pour Brodeur, qui apprend à partager son filet avec un nouvel homme masqué.

« Pour être honnête, ça fait une semaine que je ne l'ai pas vu, parce qu'on est séparés en groupes!, a lancé Brodeur lundi, avant la rencontre entre les Devils du New Jersey et le Canadien. Hedberg était bon, il jouait bien au camp. Mais c'est l'âge. Schneider a 27 ans, ça fait seulement trois ans qu'il est dans la ligue, il fait sa place. Il voit une belle occasion de voir la fin du premier gardien. C'est une belle situation pour lui. »

Dur à dire, toutefois, si ce sera une « belle situation » dès cette année pour Schneider. À entendre parler autant Brodeur que son entraîneur, la passation du flambeau ne fait pas partie des plans pour 2013-2014, malgré les 41 ans du légendaire gardien. À moins que les résultats forcent la situation.

« Mes attentes restent toujours les mêmes, c'est de jouer le plus de matchs possible, dit Brodeur. Schneider aura du temps de glace selon la façon dont il va jouer. Ce sera pour le bien de l'équipe. La compétition entre lui et moi devra être saine. »

« On va y aller une semaine à la fois, a rappelé l'entraîneur-chef des Devils, Peter DeBoer. On a deux gardiens qui peuvent jouer. Des blessures surviennent, tu traverses des séquences de victoires et de défaites. C'est un exercice futile (de prédire combien de matchs chacun jouera). Je suis convaincu que les décisions iront de soi. »

Le calendrier aidera DeBoer dans ses décisions en début de saison. Les Devils amorceront leur parcours avec deux séquences de deux matchs en deux soirs. Il s'agira des premières de leurs 22 séquences de deux matchs en deux soirs, un sommet dans la Ligue nationale.

Au camp en famille

Quand il ne parle pas de Schneider, Brodeur parle souvent d'un autre gardien, qui n'est toutefois plus au camp des Devils : son fils Anthony Brodeur. Ce dernier a été retranché la semaine dernière, avant même d'avoir eu la chance de disputer une rencontre préparatoire. Il poursuivra son apprentissage à Gatineau, avec les Olympiques, après avoir été repêché par Martin lui-même, au septième tour en juin dernier.

« C'est drôle, je me demandais comment il m'appellerait. Est-ce qu'il va juste dire : "Hey"? Mais il a dit "Hey dad". Il n'était pas trop gêné, a raconté le paternel.

« Je n'ai pas eu la chance d'aller sur la patinoire avec lui, mais il venait me voir dans le vestiaire après mon entraînement, j'allais le voir après les siens. Il est venu souvent souper à la maison. Ça fait quatre ans qu'il est parti, donc d'habitude, je ne le vois pas souvent en septembre » C'était deux belles semaines. Même s'il est parti, je le suis, j'ai regardé (sur Internet) son premier match à Rouyn. »

Les deux Brodeur pourront-ils un jour se partager la tâche dans un même match préparatoire? Même si son contrat expire à la fin de la saison, Martin Brodeur refuse encore d'annoncer sa retraite un an en avance, comme l'a fait Teemu Selanne à Anaheim. Si les résultats sont probants, Brodeur pourrait bien décider de jouer à 42 ans...

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