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Projet Keystone: l'opposition demeure aux É.-U. malgré la promesse de Harper

24/09/2013 08:22 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST

OTTAWA - Des écologistes américains ont à nouveau fait pression sur la Maison-Blanche pour que l'administration Obama rejette le projet de construction de l'oléoduc Keystone XL et ce, même si Ottawa a promis de resserrer ses règles en matière d'émissions de gaz à effet de serre.

Dans une lettre adressée au président américain Barack Obama, une coalition de leaders écologistes et d'organisations de gauche argue que le projet Keystone et la lutte aux changements climatiques ne peuvent tout simplement pas coexister.

Ils affirment que le fait de construire un tel oléoduc ne ferait qu'accroître la production de sables bitumineux et que cette «réalité» n'est pas compatible avec toute intention sérieuse de lutter contre le réchauffement de la planète.

Cette nouvelle offensive fait suite à une récente entrevue accordée par le premier ministre Stephen Harper au réseau anglais de Radio-Canada, la CBC. Il y avait indiqué que le Canada établirait des objectifs d'émissions de gaz à effet de serre pour les secteurs pétrolier et gazier du pays si Washington accordait son feu vert au projet Keystone.

Mais pour les écologistes, cela est trop peu, trop tard.

Ils soutiennent dans la lettre que le gouvernement Harper avait déjà promis en 2008 l'adoption de mesures pour réduire la pollution émise par les industries mais que cela n'a jamais été le cas.

Dans une lettre distincte, le directeur administratif du Sierra Club a tenu des propos semblables à l'intention du président Obama et compare les promesses canadiennes à un chèque sans fonds qui ne fera que rebondir, comme ce fut le cas par le passé en matière d'engagements environnementaux.

Ces lettres surviennent deux jours après un autre coup dur porté au gouvernement conservateur, soit un éditorial du quotidien The New York Times. Le gouvernement Harper y est accusé d'avoir tenté de «garantir l'ignorance de la population» en muselant les scientifiques fédéraux.

Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Joe Oliver, a décrié cet éditorial, niant que le gouvernement ait tenté de censurer des chercheurs dont les travaux sont financés par les fonds publics.

La décision finale de l'administration Obama n'est pas attendue avant le début de l'an prochain.

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