DIVERTISSEMENT

«Paris à tout prix»: Stéphane Rousseau et Reem Kherici en amoureux au grand écran

24/09/2013 04:10 EDT | Actualisé 24/09/2013 04:13 EDT
Agence QMI

Le film Paris à tout prix s’est hissé en première position du box-office lorsqu’il a pris l’affiche dans les salles de cinéma françaises, en juillet dernier, et a cumulé à ce jour plus de 580 000 entrées. Le premier long-métrage de l’actrice Reem Kherici, qui met en vedette la réalisatrice elle-même, Florence Foresti, Pascal Demolon, Lionnel Astier et un certain Stéphane Rousseau, amoureux de Kherici, arrive sur nos écrans ce vendredi et espère séduire les Québécois avec son histoire de retour aux sources indésiré. La première médiatique avait lieu lundi, au Cinéma Excentris, en présence de tous les artisans de l’œuvre.

«Ce film est un bébé du Canada, a lancé Reem Kherici. Il a été écrit ici, et son acteur principal est un Québécois. Les sujets abordés traversent largement les frontières; on parle du retour aux origines, de la famille. C’est un divertissement qui est là pour faire rire et nous faire voyager à travers des univers.»

Dans Paris à tout prix, Reem emprunte les traits de Maya, une icône de la mode d’origine marocaine, qui vit à Paris depuis 20 ans. Elle s’apprête à décrocher un contrat de styliste dans une réputée maison de haute couture, mais on découvre, au cours d’un contrôle de police, que son permis de séjour est périmé. En moins de 24 heures, on la renvoie directement au Maroc, à son grand déplaisir. Maya devra alors se réadapter à ce pays et à sa famille, qu’elle voulait oublier, et affronter un choc des cultures. Elle ne ménagera aucun effort pour rentrer à Paris et renouer avec sa vie glamour.

«Je suis moi-même issue de l’immigration, a expliqué la cinéaste italo-tunisienne. Je me suis demandé : “Qu’est-ce qui se passerait si, du jour au lendemain, je devais retourner dans mon pays d’origine?” Les immigrés ont des permis de séjour à durée déterminée. Donc, on peut habiter en France pendant 20 ans, y construire sa vie, et voir tout à coup son permis de séjour ne pas être renouvelé. Je trouvais que ce sujet, qui me concerne énormément, en était un de front.»

Amour versus travail

Pour Reem Kherici, il apparaissait tout naturel de confier un rôle de premier plan à son ami de cœur, Stéphane Rousseau. Les tourtereaux se sont d’ailleurs rencontrés dans un contexte de travail, il y a trois ans, sur le plateau de Fatal, du réalisateur Michaël Youn, une fiction sortie ici directement en DVD.

«J’écris pour les gens qui m’entourent, et Stéphane fait partie de mon entourage, a-t-elle spécifié. J’avais envie de l’impliquer, parce que mon film, c’est mon bébé. J’avais un bon acteur à portée de main, et c’était un défi pour lui, d’interpréter un personnage à contre-emploi, un méchant, alors que, dans la vie, il est plutôt sympathique!»

De fait, l’humoriste incarne, dans Paris à tout prix, Nicolas, le patron exécrable et tyran de Maya. «Un Français chiant», dira en riant le principal intéressé. Ce dernier a beaucoup apprécié l’expérience de jouer sous les ordres de sa douce.

«Ça s’est passé comme si c’avait été n’importe quel autre réalisateur, a précisé Stéphane. Quand j’arrive sur un plateau, je suis toujours préparé, et Reem a beaucoup de respect envers ses comédiens. C’est sûr qu’on se faisait un petit clin d’œil de temps en temps, mais on n’était pas là pour se coller! On était au boulot. Tout s’est fait très simplement.»

Stéphane Rousseau et Reem Kherici ont reçu les encouragements de plusieurs de leurs amis, dont André Sauvé, Gilbert Rozon, Louis-José Houde, India Desjardins et Luc Dionne, venus visionner Paris à tout prix, lundi. Le long-métrage n’a pas encore terminé son périple international – il sera distribué dans 50 pays à travers le monde -, que Reem Kherici planche déjà sur l’écriture de deux autres scénarios, dont l’un deviendra une création animée.

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