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ONU: Ban Ki-moon demande au monde de cesser d'alimenter le conflit syrien

24/09/2013 10:11 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Le secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé mardi aux leaders de la planète de cesser d'alimenter le conflit syrien en armes et de tout faire pour relancer les discussions de paix, affirmant que cette crise représente la plus grande menace à la paix et à la sécurité du monde.

Il a fait ces commentaire à l'occasion de l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York.

M. Ban a ajouté que la réponse à l'attaque à l'arme chimique perpétrée le mois dernier a relancé le processus diplomatique et donné naissance aux premiers signes d'unité depuis longtemps.

Il a demandé au Conseil de sécurité d'adopter une résolution concrète pour aller de l'avant avec l'entente américano-russe sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien.

Il a ensuite demandé à ce que les responsables de l'attaque chimique soient traduits en justice, possiblement devant le Tribunal pénal international.

Le président des États-Unis, Barack Obama, a repris les propos de M. Ban quand il a prévenu que des «conséquences» doivent accompagner une résolution du Conseil de sécurité visant à vérifier que le régime Assad respecte ses engagements.

«Si nous n'arrivons pas à nous entendre sur ça, alors ça démontrera que l'ONU est incapable de faire respecter les lois internationales les plus élémentaires», a-t-il lancé.

M. Obama a aussi soulevé l'autre question qui devrait dominer la session ministérielle de cette année, qui prend fin le 1er octobre, à savoir la présence du nouveau président iranien Hassan Rohani. Aucun président américain n'a rencontré de leader iranien depuis la révolution islamique de 1979, mais certains secrétaires d'État et ministres iraniens des Affaires étrangères se sont rencontrés à quelques reprises, le plus récemment en 2007.

M. Obama a accueilli la «trajectoire plus modérée» de l'Iran sous M. Rohani, affirmant qu'elle ouvre la porte à des négociations concernant le programme nucléaire de l'Iran. Les ministres des Affaires étrangères de six pays — les États-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni, la Chine et l'Allemagne — doivent rencontrer jeudi leur homologue iranien, Mohammad Javad Zarif.

M. Obama a aussi mentionné les appuis iraniens et russes envers le régime syrien.

«Le temps est venu pour la Russie et l'Iran de comprendre que d'insister sur un prolongement du règne d'Assad mènera directement à ce qu'ils craignent le plus: la création d'un espace de plus en plus violent où pourront exister les extrémistes, a-t-il dit. Cela étant dit, ceux parmi nous qui appuient l'opposition modérée doivent la persuader que le peuple syrien ne peut se permettre un effondrement des institutions publiques, et qu'un réglement politique ne peut être atteint sans calmer les craintes légitimes des alaouites et d'autres minorités.»

M. Ban a déclaré que la communauté internationale «ne peut se satisfaire de la destruction des armes chimiques pendant que la guerre continue à détruire la Syrie». Il a ensuite rappelé que la «vaste majorité» des victimes ont été tuées par des armes conventionnelles.

«Je lance un appel à tous les États pour cesser d'alimenter le carnage et pour mettre fin au flot d'armes à toutes les parties», a-t-il dit.

M. Ban a enfin souligné le sort des 7 millions de Syriens qui ont été chassés de chez eux. Il a demandé au gouvernement et à l'opposition d'«éliminer tous les obstacles» à l'intervention des travailleurs humanitaires, en plus d'appeler à la libération des «milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dont la détention n'est pas justifiée par le droit international».

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