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L'UPAC frappe une nouvelle fois à la porte du Parti libéral

24/09/2013 04:18 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST

QUÉBEC - Le chef libéral Philippe Couillard a commencé la semaine parlementaire comme il avait terminé la précédente, en trébuchant mardi sur une nouvelle intervention des policiers auprès du Parti libéral du Québec (PLQ).

M. Couillard a déclaré lors d'un point de presse que les policiers de l'Unité permanente anticorruption ont interrogé la directrice générale du PLQ, Marie-Ève Ringuette.

La rentrée parlementaire des libéraux a été entravée, la semaine dernière, par les explications que M. Couillard a dû fournir à propos d'une perquisition de l'UPAC au siège de son parti l'été dernier. Le chef libéral a aussi dû révéler qu'il avait lui-même été interrogé, il y a une semaine, par deux policiers de la Sûreté du Québec (SQ) qui s'étaient présentés à son domicile.

En amorçant une rencontre avec la presse parlementaire convoquée pour parler de finances publiques, mardi, M. Couillard a affirmé que Mme Ringuette avait été convoquée dans les bureaux de la SQ pour discuter de l'administration du PLQ.

Mme Ringuette a été directrice des finances du parti de 2009 à 2013, avant d'être nommée directrice générale, après le départ de Karl Blackburn.

M. Couillard, chef du PLQ depuis mars, a affirmé que les faits intéressant les policiers remontaient à quelques années, avant l'adoption d'un plafond des contributions politiques à 100 $, l'automne dernier, et d'une loi anti-prête-noms, en 2011.

«Il s’agit certainement de pratiques anciennes, avant l’entrée en vigueur de ces lois-là, a-t-il dit. Je ne peux pas vous en dire plus, ce n'est pas possible, pour moi, de vous en dire plus. Ce sont des vérifications administratives qui ont été faites avec l’actuelle directrice générale du parti.»

La directrice des communications du PLQ, Gabrielle Collu, a affirmé lors d'une entrevue que cette rencontre avait été sollicitée par les policiers dans le cadre de l'enquête qui les avait menés à perquisitionner les bureaux du parti en juillet.

«C'est relié à l'enquête qui est en cours, je ne sais rien de plus que ça, a-t-elle dit. C'est lié à la visite qui a eu lieu au mois de juillet, on a demandé à la dg de venir rencontrer les enquêteurs.»

La semaine dernière, deux députés s'étaient interrogés en constatant que, la veille de la rentrée parlementaire, un reportage avait révélé la perquisition au PLQ et que leur chef avait été interrogé ensuite par les policiers.

Mardi, M. Couillard a affirmé qu'il partageait leurs interrogations sur la simultanéité de tous ces développements avec la reprise des travaux à l'Assemblée nationale.

«Les affirmations sont des constats factuels de coïncidences temporelles, a-t-il dit. J’aurais de la misère à les réfuter.»

Mais le chef libéral a néanmoins ajouté qu'il continue de faire confiance à l'impartialité des policiers.

«Je n’irai pas sur cette avenue de prêter des intentions aux forces policières, a-t-il dit. La base d’une société de droit, la base d’une société démocratique, c'est la confiance des citoyens, des institutions envers les forces policières, notamment. Alors, moi, je maintiens cette confiance-là, et je suis persuadé qu’elle est justifiée.»

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