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L'OACI croit pouvoir parvenir à une entente sur les gaz à effet de serre

24/09/2013 03:44 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Le secrétaire général de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), Raymond Benjamin, affirme que la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l'amélioration de la sécurité des passagers figurent parmi les principaux objectifs de l'assemblée générale d'une durée de deux semaines qui s'est mise en branle à Montréal, mardi.

M. Benjamin a dit croire qu'une entente internationale sur les émissions de gaz à effet de serre puisse être approuvée par les 191 pays membres de l'OACI, ce qui préparerait la voie à un vote final avant une mise en application en 2020.

«Je peux vous assurer que nous sommes totalement confiants d'avoir d'ici la fin de cette assemblée un accord international sur cette question», a-t-il déclaré en conférence de presse au siège de l'OACI.

L'aviation représente deux pour cent des émissions mondiales, mais les dirigeants du secteur souhaitent réduire leur impact environnemental, alors qu'ils s'attendent à ce que la demande des passagers double d'ici 2030.

En 2009, l'industrie de l'aviation a convenu de plafonner ses émissions nettes à partir de 2020 et de réduire de moitié ses émissions nettes de dioxyde de carbone d'ici 2050, par rapport à leurs niveaux de 2005.

Les efforts pour parvenir à une résolution sur les émissions de gaz à effet de serre ont été anéantis il y a trois ans, avant que l'Union européenne n'ait proposé l'an dernier un système d'échange de quotas d'émissions, mis sur la glace en raison des menaces de guerre commerciale brandies par des gouvernements mécontents.

«Je crois que nous nous trouvons maintenant en bien meilleure position qu'il y a trois ans», a affirmé le président du conseil de l'OACI, Roberto Kobeh Gonzalez, faisant allusion au projet de résolution approuvé par le conseil.

M. Benjamin a aussi affirmé à des représentants des médias que des efforts accrus devaient être faits pour prévenir des gestes terroristes dans les aéroports ou en plein vol, afin que les passagers puissent se déplacer en toute sécurité et aussi rapidement que possible à travers le monde.

Le monde se doit d'adopter une approche fondée sur le risque pour réduire le niveau des menaces causées par les passagers et le fret tout en se fiant à de l'équipement plus sophistiqué pour détecter la présence d'explosifs plastique et liquide, a estimé le secrétaire général de l'OACI.

M. Benjamin a également dit être en faveur de documents de voyage électroniques plus fiables et d'efforts accrus en matière de renseignement pour permettre aux passagers de se déplacer plus facilement dans les aéroports.

Plus tôt en journée, la ministre fédérale des Transports, Lisa Raitt, a affirmé lors de l'assemblée que plusieurs des questions au programme étaient «ambitieuses», mais que les participants devaient chercher à améliorer des normes de sécurité déjà élevées et à accroître la rentabilité du secteur en cette période de défis pour l'économie.

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