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Le déficit des caisses de retraite, une priorité à Lévis

24/09/2013 07:11 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST

Régis Labeaume pourrait avoir un allié pour faire modifier la législation en matière de relations de travail avec les syndiqués municipaux. S'il est élu, le chef de Lévis Force 10 Gilles Lehouillier pourrait lui aussi réclamer des changements aux lois.

« Je pense que M. Labeaume vient quand même de semer un élément intéressant. Moi, je serais prêt à travailler pour voir quel type de pouvoir on peut confier, aux municipalités [...] je serais prêt à faire un bout de chemin là dedans », a-t-il déclaré en ajoutant qu'il faut négocier de bonne foi.

Son opposant du Renouveau municipal, Antoine Dubé soutient de son côté que des changements législatifs ne sont pas souhaitables pour l'instant. « À ce stade-ci, c'est prématuré, mon attitude en est une d'ouverture de négociation », affirme-t-il.

Le chef d'Action Lévis, André Jean, dénonce pour sa part la suspension des négociations durant la période électorale.

Selon lui, il faut régler ce dossier en priorité et miser sur la négociation comme le préconise le rapport d'Amour. « Il faut qu'on signe les conventions collectives, qu'on règle le déficit des régimes de retraite, en arrivant au pouvoir on va tomber dans une ronde de négociations avec eux », dit-il.

Les policiers et les pompiers de Lévis n'ont pas de contrat de travail depuis 2011, alors que les cols blancs eux n'ont pas ratifié de convention collective depuis 2008.

Le déficit de la caisse de retraite se chiffre à plus de 60 millions de dollars à Lévis alors que la Ville a un budget de 225 millions de dollars.

En comparaison, la Ville de Québec doit composer avec un manque à gagner de 500 millions de dollars avec un budget de 1,5 milliard de dollars.

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