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En Afghanistan pour étudier le stress chez les militaires

24/09/2013 06:18 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST

Un texte de Jean-Marie Yambayamba

Une chercheuse de l'Université de l'Alberta et son équipe passeront un mois en Afghanistan en compagnie des soldats pour étudier comment ils gèrent le stress en pleine mission et comment la qualité de leur vie peut être améliorée.

Ibolja Cernak, responsable de la chaire en réhabilitation clinique des militaires et anciens combattants à l'Université de l'Alberta, sera à Kaboul pendant tout le mois d'octobre avec 120 membres des bases d'Edmonton et de Shilo.

L'objectif de son équipe de recherche est de mettre au point des thérapies préventives pour réduire la susceptibilité des soldats aux blessures et aux problèmes de santé mentale.

« La santé mentale et les problèmes neurologiques causés par des commotions cérébrales se manifestent lentement et puis soudainement, ils débordent et échappent au contrôle des soldats et des anciens combattants », explique Ibolja Cernak, experte connue mondialement dans le domaine des traumatismes neurologiques.

La chercheuse souligne que la santé mentale, les commotions cérébrales et les maux de dos sont les trois problèmes de santé dont se plaignent communément les militaires et les anciens combattants.

Les chercheurs vivront parmi les soldats

Dans cette expérience, qui est une première, la chercheuse et son équipe partageront les mêmes conditions de vie que les militaires, leur permettant de les observer dans leur quotidien.

Ibolja Cernak et son équipe surveilleront comment les hommes de troupe se comportent physiquement et émotionnellement avant, pendant et après leur déploiement dans une mission. Les participants commenceront par passer une série de tests de base sur leur façon d'analyser les situations, de répondre aux stimuli et de gérer leurs émotions dans leurs interactions avec d'autres.

En Afghanistan, les chercheurs se concentreront sur la résilience des militaires dans les situations inhabituelles liées à leur mission : changement de nourriture, privation de sommeil, éloignement d'avec la famille.

Les Forces canadiennes considèrent que la nouvelle recherche montre qu'elles ont à coeur la santé et du bien-être des hommes de troupe.

« En travaillant en partenariat avec Dr Cernak, nous serons en mesure de nous concentrer sur toutes les phases du déploiement des militaires et de comprendre comment ils vivent le stress », affirme dans un communiqué le major James Caruana, du quartier général de la 3e Division canadienne.

D'autres tests sont prévus au retour des militaires au Canada et aussi après six mois, un an, trois ans et cinq ans.

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